Archives de catégorie : Azure

Retrouver son identité dans Azure Cloud Shell

Azure Cloud Shell étant GA depuis quelques mois, j’ai entrepris la migration de tous mes scripts / labs que j’utilise dans mes prestations ou mes formations Azure. Pour les formations, Azure Cloud Shell est un gain de temps précieux car je n’ai plus de prérequis à installer sur les postes de mes stagiaires, ce qui impliquait :

  • Accès Administrateur au laptop
  • Autorisation d’installer des composants additionnels (version de framework, …)
  • Reconfiguration de la sécurité par défaut pour utiliser la PSGallery

Bref, un must to have en formation. Lors de ma migration vers Azure Cloud Shell, j’ai dû fait une croix sur mes interfaces graphiques minimalistes (Out-GridView, …). Presque tous mes scripts ont fonctionné ou presque. En fait, il y a une exception qui m’a pris un peu de temps : Créer un Key Vault. C’est tout con la commande New-AzureRmKeyVault mais la première fois que je l’ai exécuté dans Azure Cloud Shell, je suis resté perplexe en lisant le message d’avertissement.

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La commande n’échoue pas mais elle indique clairement que le créateur de la ressource n’a aucune permission dessus. Pourtant, en PowerShell Desktop, cela ne posait aucun problème. OK, c’est juste une ligne de PowerShell supplémentaire pour corriger le problème. C’est vrai mais comment sait-on qui on est ? Facile, me direz-vous : Get-AzureRmContext

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Surprise, on s’attend à retrouver son compte dans l’attribut Account mais en fait, il indique un Managed Service Identity. Vu que Cloud Shell nous connecte aussi à Azure AD, on pourrait penser trouver la solution de ce côté avec : Get-AzureADCurrentSessionInfo.

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A première vue, c’est peine perdue. Pourtant, depuis le temps que je fais de l’Azure, je commence à le connaitre cet ObjectID. A tout hasard, j’ai tenté un truc : Get-AzureADUser -ObjectID $context.AccountID

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Bingo. Si le module AZ lui-même ne sait pas retrouver qui on est (il ne voit que le MSI utilisé par Azure Cloud Shell), Azure AD est lui bien capable mais le module « AzureAD.Standard » étant encore en preview, il doit encore y avoir des trucs à corriger dans la commande Get-AzureADCurrentSessionInfo. Maintenant que j’ai retrouvé qui je suis, ne me reste plus qu’à utiliser la commande Set-AzureRmAccessKeyVaultPolicy

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Conclusion, il me faudra quand même revoir quelques scripts pour qu’ils s’adaptent au contexte d’exécution Azure Cloud Shell. Next move, basculer tout cela en Powershell Core. Au passage, pensez à voter pour ce feedback qui ma pourri l’existence lors de ma dernière formation Azure : https://feedback.azure.com/forums/598699-azure-cloud-shell/suggestions/33873418-add-support-for-internet-authentication-proxy

BenoitS – Simple and Secure by design but Business compliant

Générer un certificat auto-signé avec Key-Vault

Pour ceux qui comme moi génèrent des certificats depuis longtemps, je suis passé par toutes les étapes (OpenSSL, New-SelfSignedCertificate). Avec Azure, il était logique que je regarde comment générer un certificat auto-signé. Le problème des solutions citées précédemment, c’était que le certificat était généré localement, dans le magasin personnel de la machine. Combien de fois avez-vous oublié le certificat et sa clé privée sur un serveur ou pire sur votre portable.

Avec Azure, l’usage des certificats s’est banalisé. On associe des Service Principals aux applications déclarées dans Azure AD que l’on consomme ensuite dans différents services (Azure Automation aujourd’hui par exemple). Pour cette raison, j’avais rapidement cherché un moyen de générer mes certificats auto-signés directement dans Azure. Logiquement, j’ai commencé par regarder le KeyVault. Une recherche rapide dans le module PowerShell associé me confirme que c’est bien prévu dans les scénarios du produit.

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J’ai donc creusé un peu le sujet et voilà la version courte. On commence par préparer un objet CertificatePolicy :

$AutomationcertificateName = « LabAutomation »

$AutomationcertSubjectName = « cn= » + $AutomationcertificateName

$AutomationCertificateLifetimePolicy = 36

$Policy = New-AzureKeyVaultCertificatePolicy -SecretContentType « application/x-pkcs12 » -SubjectName $AutomationcertSubjectName -IssuerName « Self » -ValidityInMonths $AutomationCertificateLifetimePolicy -ReuseKeyOnRenewal

$Policy

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Vous l’avez bien compris, on peut personnaliser avec beaucoup d’autres paramètres, mais on va faire court. Pour la suite, cela se passe avec la commande Add-AzureKeyVaultCertificate. Point de détail, la commande retourne un status, à nous de suivre jusqu’à ce que le certificat soit délivré :

$AddAzureKeyVaultCertificateStatus = Add-AzureKeyVaultCertificate -VaultName ‘mykeyvaultforcert’ -Name $AutomationcertificateName -CertificatePolicy $Policy

$AddAzureKeyVaultCertificateStatus.status

While ($AddAzureKeyVaultCertificateStatus.Status -eq « inProgress »)

{

Start-Sleep -Seconds 10

$AddAzureKeyVaultCertificateStatus = Get-AzureKeyVaultCertificateOperation -VaultName ‘mykeyvaultforcert’ -Name $AutomationcertificateName

$AddAzureKeyVaultCertificateStatus.status

}

$AddAzureKeyVaultCertificateStatus

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Notre certificat auto-signé est maintenant dans le KeyVault, pour l’utiliser, ne nous reste plus qu’à l’exporter. La ça se complique un peu, il faut en passer par un peu de Dot.Net avec la classe X509Certificate2Collection. Dans le code ci-dessous, nous générons un fichier PFX contenant, le certificat, sa clé privée, le tout sécurité par un mot de passe (merci de fermer la session PowerShell après usage !)

$PfxCertPathForRunAsAccount = « C:\TEMP\CERTIFICATE.PFX »

$PfxCertPlainPasswordForRunAsAccount = « P@ssw0rd12345 »

$secretRetrieved = Get-AzureKeyVaultSecret -VaultName ‘mykeyvaultforcert’ -Name $AutomationcertificateName

$pfxBytes = [System.Convert]::FromBase64String($secretRetrieved.SecretValueText)

$certCollection = New-Object System.Security.Cryptography.X509Certificates.X509Certificate2Collection

$certCollection.Import($pfxBytes, $null, [System.Security.Cryptography.X509Certificates.X509KeyStorageFlags]::Exportable)

$protectedCertificateBytes = $certCollection.Export([System.Security.Cryptography.X509Certificates.X509ContentType]::Pkcs12, $PfxCertPlainPasswordForRunAsAccount)

[System.IO.File]::WriteAllBytes($PfxCertPathForRunAsAccount, $protectedCertificateBytes)

Get-ChildItem -Path « c:\temp\cert*.* »

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Ne reste plus qu’à consommer. Avantage de cette approche, le certificat est préservé dans notre KeyVault. Dans mon contexte, Azure Automation est partie intégrante d’une solution en cours de développement, nous réinstancions donc plusieurs fois par jour nos instances.

 

BenoitS – Simple and Secure by design but Business compliant (with disruptive flag enabled)

Ma session au Powershell Saturday 2018

Ce samedi s’est déroulé l’édition française du PowerShell Saturday dans les locaux de Cellenza. Pendant, cette édition, j’ai eu l’occasion de présenter l’avancement sur Resource Group As a Service. Resource Group As a Service est un sujet que j’avais déjà présenté lors du Global Azure Bootcamp de 2018.

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A l’époque, on était plus proche du PoC of Concept, entre temps, le développement a beaucoup avancé. Aujourd’hui, nous sommes maintenant plus proche du Minimum Viable Product. L’objectif de cette session n’était pas de présenter la solution en elle-même mais ce que son développement m’a permis d’apprendre sur Azure Function, Azure Automation et sur PowerShell lui-même. C’est donc plus une session de retour sur expérience.

Pour ceux que cela intéresse, la présentation ainsi que les exemples PowerShell présentés sont disponibles à cette URL.

 

Benoît – Simple and Secure by Design but Business compliant

Cloner des machines virtuelles dans Azure

Avec l’arrivée des Managed Disks, il a été introduit la capacité à cloner ces objets sous forme d’objets Snapshots. Après avoir pas mal joué avec j’y vois plusieurs avantages :

  • Recréer une machine virtuelle à partir d’un snapshot est bien plus rapide que de la restaurer depuis Azure Site Recovery (60Mb/S pour la vitesse).
  • Changer le nom des managed Disks histoire de s’aligner avec notre politique de nommage (genre après une bascule depuis On-Premises avec Azure Site Recovery)
  • Changer le nom de l’objet machine virtuelle (pas le nom du système d’exploitation)
  • Changer la performance des disques utilisés
  • Relocaliser les Managed Disks dans d’autres groupes de ressources (ca ne se déplace pas encore mais on peut cloner)
  • Réaliser une sauvegarde rapide et être en mesure de reconstruire rapidement (updates, opérations de maintenance critiques, mises en production le vendredi, …)
  • Changer l’Availability Zone / Availability Set / région Azure de la machine virtuelle
  • Relocaliser une machine virtuelle sur un autre Virtual network

 

Bref, il y a plein de raisons qui font que cloner une machine virtuelle peut être intéressant. Dans le détail des opérations voilà comment cela se présente :

  • Etape n°1 : Désallouer la machine virtuelle
  • Etape n°2 : Créer des snapshot des managed Disks
  • Etape n°3 : Créer des Managed Disks à partir des snapshots
  • Etape n°4 : Créer une nouvelle machine virtuelle
  • Etape n°5 : Ajouter les disques de données
  • Etape n°6 : Suppression des Snapshots

Etape n°1 : Désallouer la machine virtuelle

Même si l’opération peut être réalisé à chaud, on va quand même désallouer la machine virtuelle histoire de créer une image consistante de tous les Managed Disks. C’est un snapshot de chaque Manage Disks qu’il faudra réaliser. Rappel, désallouer ne veut pas dire shutdown dans le système d’exploitation.

 

Etape n°2 : Créer des snapshot des managed Disks

Nous allons créer autant d’objets Snapshots que de Managed Disks associés à notre machine virtuelle. Le seul disque que l’on ne pourra pas snapshoter. Commencez par identifier les noms Managed Disks associés à votre machine virtuelle. Dans l’exemple ci-dessous ma machine virtuelle comprend un disque OS et un disque de données.

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Pour chaque Managed Disk, on va utiliser le bouton « Create Snapshot » comme illustré ci-dessous :

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L’objet Snapshot sera créé dans la même région Azure. Par contre, il est tout à fait possible de créer l’objet dans un Resource Group différent. On peut même change la performance. As-t-on réellement besoin d’avoir notre snapshot en SSD?

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Etape n°3 : Créer des Managed Disks à partir des snapshots

Il n’est pas possible de créer une machine virtuelle avec des Snapshots. On doit créer des Managed Disks à partir de nos snapshots.

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Ici encore, ce qui est intéressant, c’est de pouvoir créer le Managed Disk dans une région Azure, une autre Availability zone. Vu que nous créons l’objet nous pouvons réappliquer notre charte de nommage (ceux qui ont migré des machines virtuelles depuis On-Premises me comprendrons, …).

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Une fois l’opération terminée, nous devirons avoir autant de Managed Disks que de snapshots comme illustré ci-dessous :

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Etape n°4 : Créer une nouvelle machine virtuelle

Avec des disques, nous pouvons créer une nouvelle machine virtuelle. Pour cela nous allons reprendre le Managed Disk contenant notre système d’exploitation. Nous allons utiliser le bouton « Create VM ».

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Pour la création de la machine virtuelle, il n’y a pas grand-chose à dire.

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Par contre, à cette étape, il y a un point intéressant. Nous pouvons redéfinir l’Availability zone, voire même l’Availability Set. Il y a même un bonus avec la possibilité de changer à quel Virtual Network la nouvelle carte réseau sera associée.

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Etape n°5 : Ajouter les disques de données

N’oubliez pas de redéclarer vos disques de données et de sauvegarder la configuration.

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Etape n°6 : Suppression des Snapshots

Conserver les snapshots n’a pas de sens sur le long terme. C’est du stockage facturé, tout comme les Managed Disks. Pensez donc à les supprimer dès que le clonage sera terminé.

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Benoît – Simple and secure by design but Business compliant

Arretons de stocker os tokens Azure avec le module Powershell

Ca faisait quelques temps que j’avais remarqué un comportement « étrange » de certains de mes scripts Azure. Pour beaucoup d’entre eux, je commence par m’assurer avec un Get-AzuremContext que je suis bien authentifié. A ma grande surprise, je découvre que oui, pourtant, je n’ai renseigné aucun credential. Magie ? Nan. J’ai creusé un peu plus le sujet pour redécouvrir le module AzureRM.Profile. Ma recherche m’a amenée sur cette page : Automatic-Context-Autosave avec la découverte de quelques commandes inconnues :

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Trois commandes ont attiré mon attention :

  • Disable-AzureRmContexteAutoSave
  • Enable-AzurermContextAutosave
  • Get-AzureRmContextAutoSaveSettings

J’ai donc commencé par Get-AzureRmContextAutoSaveSettings avec une surprise. Mes tokens sont bien conservés dans mon profil, c’est la configuration par défaut.

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En ce qui me concerne, d’un point de vue sécurité, c’est moche. D’une part, je me balade avec les tokens de mes clients (MFA n’est pas encore chez tous et cela ne résout pas toujours le problème). C’est dommage qu’on fasse attention à utiliser des navigateurs en mode privé pour se connecter à Azure si le module PowerShell ignore le même ce concept. D’autre part, cela induit un risque. J’ai tendance à utiliser beaucoup de scripts chez mes différents clients. Avec cette fonctionnalité, je risque de travailler sur la mauvaise souscription sans m’en rendre compte avec un impact tout aussi industriel que le script.

Pour cette raison, j’ai pris l’habitude de désactiver cette fonctionnalité avec la commande Disable-AzureRmContextAutoSave comme illustré ci-dessous :

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Maintenant, il n’y a plus de risque pour moi.

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Benoît – Simple and secure by design but Business compliant

Un peu de PowerShell pour gérer les Network Security Groups

De temps en temps, j’ai des clients avec des challenges. Quand on mélange Azure et PowerShell, il y a risque que je réponse présent (même si finalement, je vais me faire mal). Je vous partage donc le challenge du moment. Un de mes clients est en phase de montée en puissance sur Azure avec une exigence, un contrôle strict des flux réseaux entrants et sortants, tout comme il le pratique On-Premises. Tout de suite, ça va faire beaucoup des règles dans les Network Security group. Autant dire tout de suite que le portail ne va pas être d’une grande aide sur le sujet.

Challenge intéressant, challenge Accepté, voici AzureImportNSG.PS1. Ce script PowerShell permet de :

  • Créer l’objet Network Security group (réalise une sauvegarde si existe déjà pour le rollback)
  • Injecter les règles en provenance d’un fichier XML
  • S’assure de la mise en place de la journalisation des flux dans votre instance Log Analytics préférée

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Que reste-t-il à faire alors ? Juste lier le Network Security group à l’objet Subnet. Simple and Secure by design ! Et comme il faut pouvoir retravailler les règles, s’il y a un script d’import, il y a aussi un script d’export pour générer notre fichier XML.

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Avec cela, plus d’excuse pour ne pas avoir des réseaux en béton. Les deux scripts sont disponibles sur mon repo GitHub.

Benoît – Simple and secure by design but Business compliant

Resource Group As a service – Mise en place du stockage

Après, un précédent billet pour poser les bases, il est temps de poser les fondations pour nos API. Première brique, un Resource Group. L’intégralité des ressources Azure sont stockées dans un groupe de ressources : New-AzureRMResourceGroup -ResourceGroupName ResourceGroupAsAService -Location « West Europe »

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Côté stockage, j’ai identifié trois usages. Etant donné que nous allons avoir deux instances du service Azure Function, nous avons déjà deux instances de Storage Account. Techniquement, on peut très bien mutualiser mais je préfère isoler. Cela ne change rien au niveau de la facturation. La dernière instance, sera destinée à stocker les données utilisées par les API (Azure Table). La nature de ces données étant relativement sensibles, j’ai volontairement retenu une instance dédiée. Ci-dessous la commande PowerShell pour créer la première instance du Storage Account :

New-AzureRmStorageAccount -ResourceGroupName resourcegroupasaservice -AccountName resourcegroupasaservice1 -Location « West Europe » -SKUName « Standard_LRS » -Kind StorageV2 -EnableHttpsTrafficOnly $True

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Puis la seconde instance : New-AzureRmStorageAccount -ResourceGroupName resourcegroupasaservice -AccountName resourcegroupasaservice2 -Location « West Europe » -SKUName « Standard_LRS » -Kind StorageV2 -EnableHttpsTrafficOnly $True

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Et enfin la troisième instance : New-AzureRmStorageAccount -ResourceGroupName resourcegroupasaservice -AccountName resourcegroupasaservice3 -Location « West Europe » -SKUName « Standard_LRS » -Kind StorageV2 -EnableHttpsTrafficOnly $True

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Nous allons passer un peu de temps avec cette troisième instance puisqu’elle va contenir des Azure tables qui vont être utilisées par les API. Commençons par récupérer les clés de cette instance de Storage Account : $keys = Get-AzureRmStorageAccountKey -ResourceGroupName resourcegroupasaservice -Name resourcegroupasaservice3

$keys

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Nous allons utiliser la première clé pour nous créer un contexte pour créer les Azure tables suivantes :

  • AuthorizedCallers
  • AuthorizedEnvironments
  • AuthorizedIAMTemplates
  • DefaultCostCenter

 

$context = New-AzureStorageContext -StorageAccountName resourcegroupasaservice3 -StorageAccountKey $keys[0].value

« AuthorizedCallers AuthorizedEnvironments AuthorizedIAMTemplateRole AuthorizedPolicyAssignment DefaultCostCenter ».Split() | new-AzureStorageTable -Context $context

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Avoir des tables c’est bien mais on a aussi besoin d’un peu de contenu. Pour cela, nous allons faire appel au module PowerShell AzureRmStorageTable disponible sur la PowerShell Gallery. Commençons par poser quelques bases :

Install-Module -Name AzureRmStorageTable

$resourcegroupname = « resourcegroupasaservice »

$Storageaccountname = « resourcegroupasaservice3 »

$location = « West Europe »

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Jusqu’ici rien de bien sorcier. Mes tables sont localisées dans le groupe de ressources resourcegroupasaservice3, lui-même dépendant du Storage Account resourcegroupasaservice. Continuons avec l’alimentation de la première table Authorizedcallers. Celle-ci permet aux API de déterminer :

  • Si l’utilisateur est accrédité à utiliser le service ou non pour une souscription Azure donnée
  • La liste des valeurs acceptées pour le tag CostCenter qui sera associé au groupe de ressources à créer en fonction du demandeur
  • La liste des valeurs acceptées pour le tag Environnment qui sera associé au groupe de ressources à créer en fonction du demandeur
  • La liste des régions azure autorisées pour la création du groupe de ressources en fonction du demandeur

 

$table = Get-AzureStorageTableTable -resourceGroup $resourceGroupname -tableName « Authorizedcallers » -storageAccountName $Storageaccountname

$partitionkey = (Get-AzureRmContext).Subscription.ID

$rowkey = ‘Simplebydesign@bsautierehotmail.onmicrosoft.com’

Add-StorageTableRow -table $table -partitionKey $partitionKey -rowKey $rowkey -property @{« Authorized »= »true »; »AuthorizedCostCenters »= »ITDEPT,FINANCEDEPT »; »AuthorizedDefaultRegion »= »WestEurope »;

« AuthorizedEnvironments »= »TESTS »; »AuthorizedRegions »= »WestEurope,NorthEurope »}

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L’utilisateur indiqué est déclaré autorisé à demander la création d’un groupe de ressources dans la souscription courante avec des valeurs prédéfinies pour les tags CostCenter et Environment. Voilà le mécanisme d’autorisation.

Passons à la table AuthorizedEnvironments. Lors de l’appel à l’API Request-ResourceGroup, l’appelant peut préciser quelle valeur associer au tag Environnement (dans la liste des valeurs autorisées). Si l’appelant ne précise aucun environnement en particulier, alors, l’API va consulter cette table pour déterminer la valeur par défaut.

$table = Get-AzureStorageTableTable -resourceGroup $resourceGroupname -tableName « AuthorizedEnvironments » -storageAccountName $Storageaccountname

$partitionkey = (Get-AzureRmContext).Subscription.ID

$rowKey = « TESTS »

Add-StorageTableRow -table $table -partitionKey $partitionKey -rowKey $rowkey

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Maintenant, si nous appelions l’API Request-ResourceGroup sans préciser de valeur pour le tag Environnement, la valeur par défaut retenue serait « TESTS ». Pour le tag CostCenter, c’est le même principe. Si l’appelant ne précise pas une des valeurs qui lui sont autorisées pour la création d’un groupe de ressources dans une souscription Azure donnée, alors, l’API ira chercher la valeur par défaut à utiliser dans la table DefaultCostCenter

$table = Get-AzureStorageTableTable -resourceGroup $resourceGroupname -tableName « DefaultCostCenter » -storageAccountName $Storageaccountname

$partitionkey = (Get-AzureRmContext).Subscription.ID

$rowkey = ‘Simplebydesign@bsautierehotmail.onmicrosoft.com’

Add-StorageTableRow -table $table -partitionKey $partitionKey -rowKey $rowkey -property @{« CostCenter »= »ITDEPT »}

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Ceci clos la partie stockage. Prochaine étape, on s’attaque à la gestion des secrets dans la solution avec du KeyVault à tout va.

 

BenoîtS – Simple and Secure by Design but Business compliant

Resource Group as A service – Introduction

Lors de ma session sur la gouvernance Azure au Global Azure Bootcamp, j’avais fait la démonstration du premier prototype de mon ensemble d’API « Resource Group as a Service ». Pour rappel, l’idée générale était de répondre à la problématique de la gouvernance Azure, en particulier au niveau des groupes de ressources. Le but de Resource Group as a service est de proposer un intermédiaire qui prend en charge la création et la configuration des Resources Groups pour le compte des demandeurs. Le développement a maintenant bien avancé (Pas encore une V1 mais au moins une Beta stable). Cette série de billets sera consacrée à cette API. Nous allons commencer par les Design Principles retenus pour ce développement.

Design Principles / contraintes imposées

  • Langage de développement : OK, c’est pas un vrai Design Principle. Normalement, le langage utilisé ne rentre pas en ligne de compte. Dans mon contexte, c’est plus ma contrainte imposée pour permettre un développement simple : PowerShell
  • Support de nos API : Azure Function. C’est mon choix. Pas la peine de mettre en œuvre une instance de Service Fabric pour porter quatre API. Pour rappel, une Azure Function a un temps d’exécution limité à 300 secondes, ce qui sera largement suffisant pour créer un groupe de Ressource. Ici aussi ce choix implique une contrainte car :

    • A ce jour le support de PowerShell en encore expérimental dans Azure Function
    • Le niveau de performance ne sera pas équivalent si on avait retenu C#
  • Authentification : Chaque appel à nos différentes API devront être authentifiés. Dans le contexte d’Azure Function, le choix le plus simple a été retenu avec la prise en charge de l’authentification via Azure AD. On reviendra sur ce choix ultérieurement car il aura quelques conséquences
  • Autorisation : L’authentification et l’autorisation sont deux choses bien distinctes. Ce n’est pas par ce qu’on va avoir accès aux API que tout nous sera autorisé. Dans mes Design Principles, j’ai retenu les points suivants :

    • Chaque utilisateur devra être enregistré comme autorisé pour pouvoir soumettre une demande de création de groupe de ressource
    • Le niveau d’autorisation sera individualisé au niveau de chaque souscription prise en charge par l’API
    • Le niveau d’autorisation prendra la notion de CostCenter au niveau de chaque souscription. Dans notre contexte, c’est un TAG positionné au niveau du groupe de ressources. Chaque utilisateur sera accrédité à un ou plusieurs codes d’imputation comptables qui sera associé au tag CostCenter
    • Le niveau d’autorisation prendra en compte la notion d’environnement au niveau de chaque souscription. Dans notre contexte, c’est un TAG positionné au niveau du groupe de ressources. Chaque utilisateur sera accrédité à demander la création d’un groupe de ressources avec une sélection de valeurs pour le TAG environnement.
    • Le niveau d’autorisation prendra en compte la notion de région pour limiter la création du groupe de ressources pour un ensemble de régions Azure donnée
  • Contexte d’exécution : Pour créer des ressources Azure, on a besoin d’une identité. Hors de question de coder des comptes / mots de passe ou même des clés d’accès au stockage. Choix a été fait d’utiliser la fonctionnalité Managed Identity Services pour nos Azure Function. Cela a quand même quelques implications :

    • Toutes les API regroupées dans une même instance du service Azure Function utiliseront donc la même identité
    • L’identité en question prendra la forme d’une application Azure AD et d’un Service Principal, lequel devra disposer des rôles nécessaires
  • Support de multiples souscriptions : Un contexte d’exécution propre à chaque souscription Azure sera nécessaire. Etant donné que ces multiples souscriptions peuvent ne pas utiliser le même tenant Azure AD comme fournisseur d’authentification, il ne sera pas possible d’utiliser l’identité des Azure Function (Managed Identity Services). Pour adresser cette problématique, il a été retenu que la solution associer un contexte d’exécution pour chaque souscription. Les secrets nécessaires pour chaque souscription seront stockés dans une instance distincte du service KeyVault. Cette séparation des secrets permettra de proposer aux gestionnaires des souscriptions de mettre à jour eux même le contexte de chaque souscription
  • Informer les consommateurs de leurs droits : Les principes retenus pour le mécanisme d’autorisation font que les consommateurs pourront disposer de privilèges bien différents selon les souscriptions. Afin de les informer des privilèges qui leurs sont associés, des API spécifiques seront proposées afin leur permettre de déterminer :

    • Les souscriptions auxquelles ils ont accès
    • Les tags Environnements qu’ils peuvent utiliser au sein d’une souscription Azure donnée
    • Les tags CostCenters qu’ils peuvent utiliser au sein d’une souscription Azure donnée
    • Les régions Azure qu’ils peuvent utiliser au sein d’une souscription Azure donnée
  • Stockage des données : Dans notre contexte, il a été retenu d’utiliser le service Azure Table pour gérer le mécanisme d’autorisation des API
  • Principe du moindre privilège : Principe essentiel pour le développement des API. A chaque fois que ce sera possible, le niveau d’accès de « moindre privilège » sera utilisé.

 

Ressource créée dans la souscription

  • Groupe de ressources : C’est quand même le but. Je n’ai pas encore prévu d’intégrer de contrôle sur le charte de nommage
  • Tags : Les groupes de ressources créé par l’API seront configurés avec un ensemble de Tags obligatoires et d’autres optionnels. Le notions d’environnements et de CostCenter sont eux obligatoires. L’utilisation de certains tags sera contrainte par les autorisations précisées dans les différentes tables Azure Table.
  • RBAC : Selon la configuration mise en place au niveau des Azure table, les groupes Azure AD seront positionnés avec des rôles builtin ou custom en fonction de la souscription Azure
  • Policies : Selon la configuration documentée dans les Azure Table, une ou plusieurs Azure policies seront positionnées en fonction de la souscription Azure.

 

Liste des API

Resource Group as A service, ce n’est pas qu’une seule API. En fait, c’est un peu plus compliqué que cela. Le tableau ci-dessous résume les API qui seront proposées via Azure Function :

Nom

Accès public

Méthode d’authentification

Managed Identity Service

Get-AuthorizedSubscription Oui Azure AD Activé
Get-AuthorisedEnvironments Oui Azure AD Activé
Get-AuthorizedCostCenters Oui Azure AD Activé
Get-AuthorizedRegions Oui Azure AD Activé
Request-ResourceGroup Oui Azure AD Activé
Get-ValetkeyForAzureTableRead Non Function Key Activé

 

Pour les quatre premières API, on comprend que c’est l’implémentation de la fonctionnalité permettant aux consommateurs de déterminer de quels privilèges ils disposent au sein des souscriptions prises en charge. Logiquement, ces APIs sont directement accessibles par les consommateurs pour peu qu’ils soient correctement authentifiés par Azure AD. Il en est de même pour l’API Request-ResourceGroup as a Service. Par contre, pour l’API Get-ValetkeyForAzureTableRead, la méthode d’authentification sera différente. Cette API sera utilisée pour respecter le principe du moindre privilège. Toutes les données relatives au mécanisme d’autorisation seront stockées dans des Azure Table au sein d’un Storage Account. La clé primaire de ce Storage Account sera bien stockée dans un Key Vault mais nous allons utiliser le Cloud Design Pattern Valet-Key pour générer un contexte d’accès limité à la permission Read sur les Azure Table, avec une durée de vie limitée.

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Cette API ne sera pas consommée directement par les consommateurs mais en tant qu’API interne pour générer une clé d’accès au stockage. Il aurait été possible d’utiliser Azure AD comme méthode d’authentification (avec Managed Service Identity) mais cela introduisait un risque. Dès lors qu’un consommateur de l’API connait l’URL et se présente avec une identité Azure AD vérifiée, il aurait eu la possibilité de se générer des clés d’accès au stockage. Clairement une fausse bonne idée d’un point de vue sécurité. Pour cette raison, nous allons introduire une segmentation au niveau des API. Cette segmentation permet :

  • D’isoler une API qui donne accès à des informations sensible (il sera nécessaire de connaitre la Function Key qui sert de secret d’accès)
  • De distinguer les identités (Managed Identity Services) qui vont accéder aux instances de KeyVault et donc respecter le principe du moindre privilège

Quand on sait que toutes les API hébergées dans une même instance Azure Function partagent la même identité Managed Identity Service et la même méthode d’authentification, il apparait donc nécessaire d’introduire deux instances du service Azure Function pour héberger nos API.

  • Resourcegroupasaservicepublicapi
  • Resourcegroupasaserviceinternalapi

Voilà pour l’introduction. Dans le prochain billet, on va rentrer dans le dur du sujet.

 

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