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Certification Azure 70-534 : Architecting Microsoft Azure Solutions

Après la certification 70-533, je suis passé à la certification 70-534 : Architecting Microsoft Azure Solutions, avec succès.

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Ma préparation

Comme base de travail, j’ai utilisé le workshop MOC40442A-Architecting Microsoft Azure Solutions. Je devais donner le cours pour des clients, ça tombait très bien. Avec cette certification, l’objectif n’est pas de savoir mettre en œuvre telle ou telle fonctionnalité d’Azure mais bien de les assembler. Ca implique de se pencher sur les Cloud Design Patterns et comprendre les principales architectures de références. La bonne compréhension des Cloud Design Patterns est essentielle car de là découlent les principales architectures de référence. Il faut prendre un peu de recul par rapport à la technique pure. Rapidement, on va vite s’éloigner de sa zone de confort (la découverte de DocumentDB dans mon cas) et la liste s’allonge rapidement. Ci-dessous quelques sujets que j’ai étudiés et qui peuvent tomber à l’examen :

  • Azure Storage queue versus Service bus queue, lequel choisir ?
  • Service bus topic versus Service bus relay, lequel choisir ?
  • Scénarios autour de Mobile Services & Push Notification
  • Notification hub, quelles sont les limitations de chaque SKU pour bien choisir ?
  • Azure Batch versus Azure HPC, lequel choisir ?
  • Azure HPC : Quelles SKU pour du RDMA ?
  • Redis Cache dans quels scénarios l’utiliser ?
  • Availability Set : Comment assurer la disponibilité d’une application dans Azure (avec contraintes imposées)
  • Haute disponibilité des WebApp dans Azure
  • Une vision générale des limites de chaque service (VM, WebApp, SQL, Event-Hub, Service Bus) pour savoir quelle édition utiliser
  • Media services, comment encore des flux comment les uploader et les diffuser
  • Connaître ses commandes PowerShell voire un peu d’Azure CLI

 

Dans mes révisions j’avais fait le choix de faire l’impasse sur un certain nombre de sujets :

  • Machine Learning : Bonne pioche, je n »ai pas eu de question sur le sujet
  • HD Insight : Bonne pioche, je n’ai pas eu de question sur le sujet
  • Cloud Services : Mauvaise pioche, ça parle encore beaucoup de Cloud Services, donc ne pas le négliger
  • System Center : Mauvaise pioche, avec une unique question sur DPM

Enfin, pour préparer cet examen, j’ai fait le choix d’utiliser les outils de préparation de measureup.com et j’ai été très surpris. Le niveau des questions est très élevé. En fait, les questions du test de préparation de Measureup.com sont bien plus élevées que celles que j’ai eu à l’examen. C’est donc une excellente préparation. Pour information, aucune des questions de Measureup.com ne se retrouve dans l’examen officiel. Donc pour le bachotage, passez votre chemin.

L’examen en lui même

L’examen est organisé de la manière suivante :

  • Une série de questions individuelles (24 de mémoire), un peu comme pour 70-533
  • Trois ou quatre scénarios pour lesquels il faudra élaborer les réponses les plus adaptées en fonction des contraintes exprimées.

 

Pour les questions individuelles, il n’y a pas de mystère, c’est la pratique d’Azure qui fera la différence ainsi que votre logique. Il y a nécessairement des réponses illogiques, à vous de bien lire les questions.

Pour les scénarios, c’est avant tout beaucoup de lecture avant de se précipiter sur les questions, ça permet de bien cadrer le sujet et les contraintes imposées (Business & Sécurité). Point d’attention, les scénarios sont indépendants les uns des autres. Même si on peut marquer les questions pour revenir dessus ultérieurement, rappelez-vous qu’une fois un scénario clos, on ne peut plus revenir dessus.

 

Même si l’examen est aujourd’hui disponible en français, je le déconseille. Toute votre littérature de préparation est en langue anglaise, y compris les tests de préparation. En plus passer l’examen en langue anglaise vous crédite de 30 minutes de plus donc 180 minutes au total.

 

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Certification Azure 70-533 : Implementing Microsoft Azure Infrastructure Solutions

ça c’est fait !

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ça faisait longtemps que je devais la passer. J’avais une appréhension car ceux qui l’ont passé avant moi me disaient : Ça parle beaucoup d’ASM, très peu d’ARM. La certification n’était pas à jour par rapport Azure. Pour moi ça posait deux problèmes :

  • Premièrement, je ne fais que du CSP ces jours-ci dont pas possible de pratiquer autre chose que de l’ARM
  • Azure est en perpétuelle évolution. Rien que l’année dernière, Azure c’est plus de 500 nouveaux services ou nouvelles fonctionnalités pour services existants. Si cela se confirmait, cela signifierait que la certification serait totalement déconnectée de la réalité

Heureusement, en préparant ma certification, j’ai découvert plusieurs indices qui m’ont amené à penser que ce n’était pas les cas :

Par contre, cela ne veut pas dire qu’il faille faire l’impasse sur l’ancien Azure (ASM). Même si on ne déploie plus beaucoup de Cloud Services, faut au moins comprendre de quoi on parle. Ce n’est pas encore demain la veille qu’ASM rendra son dernier souffle. Avec les souscriptions Azure CSP, on va clairement dans cette direction.

Comment se préparer

On ne va pas faire de mystères. Il existe bien des outils pour se préparer à la certification. C’est effectivement un accélérateur mais je n’ai jamais été un grand fan. Ce n’est pas par ce qu’on est certifié Azure qu’on sait gérer une infrastructure en production en « Zero Downtime » ni même de concevoir une infrastructure hautement disponible. ça implique de l’expérience et donc de la pratique. Mon premier conseil sera donc de pratiquer pour se préparer à la certification.

Le second, sera de passer par la case formation. Là on dispose de plusieurs options :

  • La formation classique
  • L’auto-formation
  • Microsoft MOOCs

La formation « Classique » que je défends chez ABC-Systèmes. Nous pensons que cette approche est la plus enrichissante car elle permet l’échange entre les stagiaires et surtout la confrontation avec le monde réel. Autre avantage de la formation, pendant sa durée, les stagiaires sont uniquement focalisés sur un seul sujet. Les cours Azure que je délivre sont basés sur les cours Officiel Microsoft que j’enrichi avec mon expérience terrain. Si votre objectif n’est pas nécessairement la certification, c’est la méthode la plus appropriée. Fin de l’autopromotion.

La seconde option en auto-formation implique de la discipline et du temps. Une initiative intéressante en ce moment de la part de Microsoft est ce bundle. Celui-ci propose :

  • L’inscription à l’examen 70-533
  • L’accès à un outil en ligne pour se préparer à la certification 70-533 pendant 30 jours

Dans cette seconde approche, il manque un peu de contenu pour l’auto-formation. Pas de problème, les équipes de DX France ont passé un peu de temps pour concocter plein de contenu dans la Microsoft Virtual Academy :

La dernière option et la plus récente, ce sont les Microsoft MOOCs. L’initiative est intéressante mais implique beaucoup plus de travail. Déjà il n’y a pas de cours MOOC pour préparer l’examen 70-533. Il faudra donc couvrir plusieurs MOOCs pour couvrir tous les sujets de l’examen. Si vous êtes allergiques à l’anglais, passez votre chemin.

 

Quelques sujets à réviser

C’est posé en vrac, je ne donne pas les questions précise de l’examen mais plutôt le thème général :

  • Sachez identifier un workload supporté / non supporté dans Azure. Et oui, DirectAccess n’est pas supporté dans Azure
  • Sachez comment ajouter un disque de données en PowerShell, que ce soit en ASM ou en ARM. Si vous connaissez l’un, l’autre ressemble beaucoup, c’est de la logique
  • Sachez clairement comment uploader un VHD dans Azure et comment le rendre utilisable comme OS utilisable pour créer une machine virtuelle
  • Un Cloud Service, c’est deux fichiers. Sachez clairement à quoi sert chaque fichier même si vous n’allez plus en déployer
  • Sachez mettre en place un CDN. Pour comprendre faites-le au moins une fois
  • Bien connaître les fonctionnalités offertes par chaque édition de App-Services/ Azure SQL
  • Sachez comment activer le chiffrement de disque avec le Key Vault : Découverte d’Azure Disk Encryption (Preview)
  • Sachez à quoi cela sert de locker des ressources dans Azure : A quoi ça sert de locker ses ressources dans Azure?
  • Sachez comment empêcher le déploiement des certains services / SKU de services : Découverte d’Azure Resource Policy
  • Sachez comment mettre en œuvre Azure Site Recovery avec Hyper-V : Azure Site Recovery avec Hyper-V 1/3

 

Quelques tips pour le jour de l’examen

  • Anglais et rien qu’anglais. Le peu de fois que j’ai passé un examen Microsoft en Français j’ai clairement eu l’impression que la traduction était faite par les mêmes équipes qui ont fait la localisation de SCVMM. 120 minutes c’est le temps accordé pour répondre aux questions. En choisissant anglais, ce temps passe à 150 minutes vu que ce n’est pas notre langue natale. De plus, si vous avez utilisé les tests d’entrainement, ils sont en anglais, …
  • L’examen est organisé en section, passer à la section suivante implique qu’on ne peut plus revenir en arrière donc penser bien à clore chaque section individuellement.
  • Un doute, on marque la question. En marquant la question, on a une chance de pouvoir revenir dessus. Qui sait, dans les questions suivantes une autre va pouvoir nous orienter. Un des grands jeux de ce qui écrivent ces questions, c’est de poser deux voire trois fois la question, y a juste un détail qui change, à vous de l’identifier.
  • Quand on sait pas on procède par élimination pour ne conserver que les choix les plus logiques.
  • Utilisez la tablette. Certains sont capables de se faire une représentation mentale, d’autres comme moi doivent dessiner. Moi je dessine.
  • Question Hardcore : On reste calme. L’examen est adaptatif. De temps en temps, une question « hardcore » est incluse histoire de voir comment on se comporte. L’idée est de voir comment on réagit pour savoir si on est au-dessus du niveau général ou en dessous.

 

Voilà pour mon Feedback sur cet examen. Next move : 70-534 : Architecting Microsoft Azure Solutions.

 

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Certification Microsoft infrastructure

Le sujet fait débat régulièrement avec les pro / Cons sur les certifications éditeurs informatique. Entre autres arguments avancés on a :

  • Cela ne reflète pas des scénarios réels
  • Pas actualisé avec les versions intermédiaires / Service Pack
  • Avec des dump on les passe facilement
  • Cela ne prend en compte que les technologies de l’éditeur
  • Sans mise en situation, cela ne vaut rien
  • Ça vaut plus rien, y a trop de monde certifié, pas un facteur différenciant

 

Pour la suite de ce billet, petit rappel : je suis un pur “infra”, donc le cursus de certification développement m’est étranger.

 

Les certifications Microsoft et moi, ça commence à me connaitre. J’ai commencé en 1999 avec Windows NT 4.0. Ca commence à faire loin. A l’époque, mon employeur me donnait même une prime pour chaque certification passée. Grosse erreur de sa part. Entre temps, j’ai continué avec Windows 2000 (avec le fameux 70-240 « Pass or fail »), Windows 2003, Windows 2008 et enfin Windows Server 2012 la semaine dernière.

Avec Windows Server 2008, j’étais resté sur ma faim. J’avais trouvé cela un peu léger et j’avoue que j’avais un peu les mêmes reproches et je craignais que ce soit la même chose. Avec Windows Server 2012, j’avoue avoir été surpris. Déjà avec 70-417, on avait beaucoup de contenu (voire même trop) mais au moins cela nous obligeait à travailler un minimum chaque sujet (OK, ADRMS, j’avais fait l’impasse, c’est pas mon truc). Certes l’examen était plus complexe mais encore trop proche de la génération Windows Server 2008. J’avais donc des craintes pour le plat de résistance.

Là, j’ai pris ma claque car Microsoft a élevé le niveau pour 70-413 et 70-414 . Je dis cela parce que cela faisait longtemps que j’avais pas échoué à une certification (70-413), et pour cause :

  • Véritables scénarios intégrant plusieurs technologies Microsoft (voire même Azure)
  • Question actualisées (j’ai eu des questions sur Azure Site Recovery)
  • Scénarios bien complexes
  • Nouveau format de question (assertion / reason)
  • Trop de produits impliqués

 

C’est là que j’ai été surpris. Je ne m’attendais pas à avoir des questions incluant SCCM, SCVMM, SCORCH et toute la gamme System Center. Alors quand Azure a débarqué dans la liste des questions, j’ai compris que j’allais échouer. Même si je pratique beaucoup de ces produits, ça faisait trop à couvrir surtout sans préparation. J’ai donc repris les choses à la base avec le contenu de l’examen 70-414 (avec quelques actualisations pour Windows Server 2012 R2). Avec du temps et beaucoup de labs, on fini par y arriver. Au final, cela efface beaucoup des griefs sur les certifications Microsoft. Ne restent que :

  • La mise en situation
  • Le problème des « Dump »
  • Valeur de la certification sur le marché

La mise en situation existait chez Microsoft. Je dis bien existait car Microsoft n’a pas donné suite au Microsoft Certified Master. C’est dommage. Après, il vaut voir que pour préparer cette certification, j’ai été obligé de travailler le sujet (je dis pas la taille de mon lab, c’est indécent, même pour un Geek).

Les dump. Oui ça existe mais je suis de moins en moins convaincu que cela puisse aider. Le formaliste des questions (Assertion / reason) ainsi que les séries de question presque identiques mais pour lesquels il n’est pas possible de revenir en arrière font que le risque d’erreur est trop important. Je peux comprendre qu’on utilise les dumps pour se préparer à la certification (notion d’examen blanc) mais apprendre les questions et les réponses par cœur, ça n’apporte pas grand-chose. C’est même dévalorisant.

La certification, c’est aussi une forme de remise en question. Windows ne reste pas éternellement Windows, un jour DCPROMO.EXE sera déprécié. Les certifications Microsoft ont maintenant une durée de vie limitée de trois ans. C’est donc un bon moyen de rester à la page.

S’il y a eu régression, c’est plutôt autour des compétences réseau fondamentales. Les projets d’infrastructure sont de plus en plus dépendant de composants réseau. Rien que dans les domaines de la virtualisation et du stockage, sans réseau, il n’y a plus rien.

Reste la valeur de la certification. OK, disons le tout de suite, une certification AWS a plus de valeur aujourd’hui qu’une certification Microsoft du fait du nombre de personnes qui ont survécu au cursus et obtenu la certification. En plus, c’est du cloud, c’est tendance. La certification Azure devrait permettre de redresser le niveau. De mon point de vue, la valeur de la certification, c’est ce qu’on en fait après.

Enfin, dernier détail, une certification a aussi de la valeur pour nos employeurs (SSII en particulier) car ils en ont besoin. Chaque partenaire doit justifier d’un nombre de personnes certifiées pour maintenir des niveaux de partenariats avec l’éditeur. les deux parties ont donc intérêt à investir dans ces certifications.

Si Microsoft développait une certification DirectAccess/IPv6, je m’inscrit.

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Certification Windows Server 2008

Cela faisait quelques temps que je n’avais pas passé de certification Microsoft. Et bien ce matin, j’ai remis cela, histoire de voir si j’avais toujours la main et si Microsoft avait épicé la chose.

 

Disposant déjà des MCSA Sécurité/Messagerie et MCSE 2003, j’avais la possibilité de mettre à niveau ma certification avec l’examen de mise à niveau 070-649 (j’avoue, j’ai commencé avec NT 4.0). A première vue, cela ressemblait pas mal à l’examen 070-240, tant redouté à l’époque sur Windows 2000 (4 heures de QCM, pass or fail et Windows 2000 à l’époque).

 

Et bien pour l’instant, cela ne casse pas des briques. quarante-huit questions et soixante-dix minutes plus tard, le verdict est tombé. Rien n’a changé. C’est toujours la même approche. Tant qu’on connait son sujet un tant soit peu et qu’on est un tant soit peu logique, on en arrive au bout car on reste en surface du produit. On ne plonge pas dedans.

Donc, je reste sur ma faim, pourtant, il y avait tellement à faire avec les nouveau rôles. Rien qu’avec la consolidation on peut avoir plein de questions sympas (plusieurs rôles sur un même serveur avec en plus plein de certificats, miam, !!!).

 

Heureusement, on a enfin de quoi nous amuser, j’ai découvert le Microsoft Certified Master Windows Server 2008 – Active Directory. Pourquoi, car Microsoft a enfin compris ce qui peut rendre une certification intéressante aussi bien pour le candidat que pour les employeurs. Et là Microsoft a fait très fort. Dixit Microsoft : “To achieve Microsoft Certified Master certification, candidates must attend the training program and successfully complete three weekly exams and a qualifying lab exam”. Bon après, il y a aussi une autre raison dans  le PDF de présentation : Candidates have access to state-of the-art hardware. Each candidate will receive a dedicated, dual quad processor, x64-based server with 16 GB of RAM to build their own lab environment, using Microsoft Hypervisor Technology (Hyper-V™) technology.

 

Voila donc un challenge intéressant. Maintenant, faut convaincre l’employeur. C’est un autre problème. Il suffit de voir les conditions tarifaires. C’est là que cela vas bloquer, mais voila une bonne initiative. C’est un challenge pour nos employeurs : convaincre nos clients de l’intérêt de tels profils dans leurs projets. En France, ils ne sont pas nombreux les clients nécessitant une expertise aussi pointue sur un projet Active Directory. Ce sont automatiquement des grand groupes. On ne change pas d’infrastructure Active Directory en permanence.

En attendant d’en arriver là, on continuer avec la mise à niveau de ma certification. J’ai encore de quoi m’amuser.

BenoîtS – Simple and Secure by Design (J’insiste sur le Secure)