Archives mensuelles : septembre 2014

Personnalisation des URL de Windows Azure Pack

    shocking isn’t it?

    La première chose qui choque, ce sont les URL en localhost, ports exotiques ainsi que la collection de certificats auto-signés. Ci-dessous ce qu’on peut constater à la première connexion au portail d’administration de Windows Azure Pack.

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    Pour le portail des tenants, c’est pareil, pas vraiment user-firendly pour offrir du service. En même temps, le processus d’installation de Windows Azure Pack est on ne peut plus direct. A part la configuration de la base SQL Server (en mode mixte obligatoirement) et la pass-phrase nécessaire pour accéder à la configuration de Windows Azure Pack, il n’y a aucune question sur les certificats ou URL à utiliser. Le sujet n’étant pas si simple, je me suis inspiré de l’excellent billet Windows Azure Pack – Reconfigure portal names, ports and use trusted certificates. Le seul défaut, c’est que ça va direct à l’essentiel, sans expliquer pourquoi on doit en passer par là, pourquoi c’est si compliqué.

    Si on relit mon billet Quelques notes sur Windows Azure Pack, Windows Azure Pack n’est qu’un assemblages de Web Services au-dessus desquels on trouve deux portails. Dans le contexte de ce billet, on va se focaliser sur les sites web & Web services suivants:

  • WAP Tenant Portal Service (MgmtSvc-TenantSite): Hosts the WAP Tenant Portal
  • WAP Tenant Authentication Service (MgmtSvc-AuthSite): Hosts the authentication for tenants
  • WAP Admin Portal Service (MgmtSvc-WindowsAdminSite): Hosts the Admin Portal
  • WAP Admin Authentication Service (MgmtSvc-WindowsAuthSite): Hosts the Admin Authentication
  • Donc on devine qu’à un moment ou un autre, il faudra traiter le cas de certificats auto-signés restant.

    Situation de départ

    Dans une installation par défaut, on utilise des certificats auto-signés et pas qu’un peu.

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    Bref, pas glop. On va revoir tout ça et commencer par utiliser les URL un peu plus parlantes. Dans le contexte de ce billet, on va mettre en place de véritables certificats et utiliser des ports moins exotiques que ceux utilisés à la fin de l’installation comme on peut le constater ci-dessous :

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    Mais pourquoi Microsoft a-t-il fait si compliqué?

    C’est simple pourtant. Windows Azure Pack est entièrement modulaire. On peut donc déployer :

  • Tous ses modules sur un même serveur (le cas de ce billet)
  • Les répartir sur plusieurs pour la haute disponibilité (ça chatouille)
  • Séparer les rôles pour assurer l’isolation (là ça commence à piquer)
  • Séparer les rôles pour assurer l’isolation et assurer la haute disponibilité (mode hardcore gamer)
  • Le processus d’installation par défaut configure tous les modules pour utiliser localhost et des certificats auto-signé (un par usage). D’où le nombre élevé de certificats sur la plateforme. Personnellement, je trouve l’approche excellente, reste à améliorer le processus d’installation pour configurer les différents modules pendant l’installation. Vu qu’on va personnaliser des modules, pas possible de faire cela depuis le site web d’administration (on va rapidement scier la branche sur laquelle on est assise), il faut donc tout faire en PowerShell.

    Plusieurs processus d’authentification

    On a deux populations (Admin & tenant) qui accèdent à des portails bien distincts. On part du principe que :

  • Les locataires doivent pouvoir accéder à leur portail depuis l’extérieur (internet)
  • Les administrateurs de la plateforme qui doivent pouvoir administrer depuis le réseau interne
  • Dans les deux cas, Microsoft a utilisé une approche modulaire et distingué :

  • Le portail en lui-même qui va exploiter une module d’authentification
  • Le module d’authentification lui-même qui peut utiliser plusieurs fournisseurs d’authentification
  • Un Web Service offrant les API propre à chaque usage
  • On ne peut pas segmenter plus. Quelque part, on peut comparer Windows Azure Pack avec Mindcraft. On va tous avoir les mêmes briques et pourtant en faire des univers totalement différents PAAS, IAAS, …

    Notre cible

    La cible, c’est d’avoir des URL plus user-friendly pour les portails d’administration et celui destiné aux locataires. C’est le minimum. Dans le tableau ci-dessous la configuration que nous allons mettre en place.

    Module WAP Nouvelle URL Port

    WAP Admin Portal

    wapadmin.WindowsAzurePack.Lan 443

    WAP Tenant Portal

    wapcloud.WindowsAzurePack.Lan 443

    WAP Tenant Auth

    wapcloud.WindowsAzurePack.Lan 444

    Là où cela se complique, c’est que chaque portail utilise son propre module d’authentification qui va lui-même rediriger vers le portail initial suite à une authentification validée. Ça peut sembler compliqué comme cela mais c’est la modularité de Windows Azure Pack qui veut ça et ça fait sa force car :

  • Les deux portails sont distincts, ce qui est une bonne chose du point de vue de la sécurité
  • Chaque portail peut avoir sa propre politique d’authentification (ADFS pour les locataires et ADFS +MFA pour les administrateurs)

 

    On a besoin de certificats y a un docteur dans la salle?

    Docteur PKI? Nous utiliserons une autorité de certification reconnue à la fois de l’infrastructure Windows Azure Pack et des locataires. Dans la vrai vie, le besoin de certificats publics (reconnus de tous) se limite aux modules exposés sur Internet. Cela concernerait donc les modules suivants:

  • Le WAP Tenant Portal
  • Le WAP Tenant Auth
  • Dans notre contexte, c’est simple, on a besoin de trois certificats pour les FQDN suivants :

  • WAPADMIN.WINDOWSAZUREPACK.LAN
  • WAPCLOUD.WINDOWSAZUREPACK.LAN
  • WAP01.WINDOWSAZUREPACK.LAN
  • La seule subtilité à prendre en compte à ce niveau, c’est la haute disponibilité (future?) de ces composants. Si vous prévoyez de faire évoluer votre plateforme vers la haute disponibilité, il faudra donc être capable d’exporter le certificat avec la clé privée. Une configuration à ne pas oublier dans le paramétrage du gabarit de certificat car c’est pas par défaut.

    Pour le certificat WAPADMIN.WINDOWSAZUREPACK.LAN, le docteur PKI utilise simplement la console IIS pour générer son ordonnance. C’est un certificat à usage interne, il peut donc être délivré par mon autorité de certification interne.

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    Le certificat WAP01.WINDOWSAZUREPACK.LAN correspond au nom de mon serveur WAP. C’est vers lui que seront redirigées les demandes d’authentification en provenance du portail des administrateurs de Windows Azure Pack. Il n’est pas nécessaire qu’il soit délivré par une autorité de certification reconnue par tous les navigateurs car nous partons du principe que ce portail n’a pas à être exposé sur Internet.

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    Enfin, le certificat WAPCLOUD.WINDOWSAZUREPACK.LAN sera utilisé à la fois par le portail d’authentification des locataires mais aussi par le web service chargé de leur authentification. Comme le portail des locataires et le web service d’authentification sont hébergés sur le même serveur, ils partageront le même certificat, restons simple.

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    Au final, voilà à quoi ressemble le magasin personnel de certificats de mon serveur WAP. Un vrai bordel. Va y avoir beaucoup de travail pour remettre cela au propre.

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    A ce stade, autant vous avertir, les deux portails vont vite devenir inutilisables, ce qui est logique vu qu’on modifie les noms et les ports pour lesquels ils répondent. Pour cette raison, toute cette configuration ne peut être réalisée qu’en PowerShell.

     

    Commençons par le portail des administrateurs de Windows Azure Pack

    C’est un site web dans IIS, donc simplement en changeant le binding, on devrait y arriver. Dans la console IIS, c’est le site web MgmtSvc-AdminSite. A ce stade, il répond en HTTPS avec un certificat auto-signé et en plus sur le port 30091. Plus moche c’est pas possible. On va donc s’assurer que ce portail réponde en utilisant une URL plus user-friendly : wapadmin.windowsazurepack.lan et utiliser le certificat que nous avons demandé.

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    Note : Ne pas oublier de redémarrer le site web. Immédiatement, on constatera que le portail n’est plus utilisable, on verra pourquoi un peu plus loin.

     

    Continuons avec le Web service d’authentification associé

    WAP? Ben oui, Windows Azure Pack est totalement modulaire, au point de séparer le portail des fonctions d’authentifications. On le approfondira ce point plus tard mais le portail sollicite le Web Service MgmtSvc-WindowsAuthSite dédié pour l’authentification des utilisateurs du portail d’administration de Windows Azure Pack. Etant donné que cela donne accès aux privilèges les plus élevés de la plateforme, c’est pas le portail accessible par monsieur tout le monde qui consomme du cloud. La recommandation serait même de ne pas l’exposer sur Internet. Pour cette raison, je n’ai pas personnalisé l’URL (cela aurait été nécessaire dans un scénario de HA), ni changé le port par défaut. De toute façon vu que c’est pas visible des utilisateurs consommateurs du service, ce n’est pas essentiel à mes yeux.

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    Note : Ici encore, il faut redémarrer le Web Service pour qu’il prenne en compte la nouvelle configuration.

     

    Fracassons maintenant le portail des locataires

    Maintenant qu’on a fracassé le portail des administrateurs de la plateforme, autant continuer avec le portail des locataires et foutre le bordel jusqu’au bout. C’est donc le site MgmtSvc-TenantSite dans la console IIS. Par défaut, il utilisait aussi un certificat auto-signé et un 30081 comme port exotique.

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    Note : On n’oublie pas de redémarrer le site web pour être sûr que le portail ne fonctionne plus.

     

    Achevons le dernier Web Service

    Pour le portail des locataires, la fonction est elle-aussi externalisée dans le Web Service MgmtSvc-AuthSite. D’un point de vue technique, c’est intéressant car on peut proposer deux politiques d’authentification distincts utilisant des technologies différentes. Ici, c’est le Web service vers lequel les locataires sont redirigés pour s’authentifier. Il sera donc exposé sur Internet (mais pas directement, on a le Web Application Proxy pour cela, un autre WAP). Initialement, le Web Service utilise un certificat auto-signé au nom du serveur sur lequel le module est installé et utilise le port 30071. Du point du vue des futurs consommateurs du service, c’est tout sauf user-friendly. On va donc utiliser la même URL (et donc le même certificat) que pour le portail et utiliser le port 444.

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    Note : On n’oublie pas de redémarrer le site web pour être sûr que le portail ne fonctionne plus. A ce stade, le commandant sylvestre a atteint son objectif.

    Now fun begins, Time to dive into Windows Azure Pack Admin API

    Bizarrement, à ce stade, plus rien ne fonctionne. Et pour cause, même si on a changé les bindings dans IIS, les différents composants n’en savent rien. La configuration stockées dans la base de données de Windows Azure pack doit aussi être actualisée. Passons donc du côté obscur de Windows Azure Pack avec le module PowerShell MgmtSvcConfig.

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    Rien qu’en parcourant la liste des commandes associées à ce module, on repère tout de suite que certaines vont occasionner de sérieux maux de tête, voire des "nervous breakdown" comme ils disaient dans les tontons flingueurs. C’est bien d’avoir la liste des commandes mais on veut reconfigurer des modules de Windows Azure Pack, plus précisément des Namespaces. Voyons la liste des namespaces que nous pouvons gérer avec la commande Get-MgmtsvcNamespace :

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    Ça commence à causer. Dans la liste des namespaces, on retrouve certaines notions que nous avons déjà vu et d’autres que nous ne connaissons pas encore. C’est normal, Windows Azure Pack est totalement modulaire. Lorsqu’on ajoute un nouveau module, on a donc un nouveau namespace. Ça commence à devenir intéressant car Microsoft propose une API unifiée pour gérer tous les namespaces même si ça concerne MySQL (What?).

    Avant de se lancer dans la reconfiguration à tout va, essayons de comprendre comment fonctionne le processus d’authentification du portail d’administration de Windows Azure Pack. Par défaut, le processus d’authentification utilisé par le Web Service dédié au portail d’administration utilisera l’authentification Windows intégrée. Certes nous avons uniquement changé les bindings dans IIS mais vu que tous les modules doivent communiquer entre eux, il faut bien que l’information soit stockée à un emplacement (La base SQL de Windows Azure Pack).

    La commande Powershell Get-MgmtSvcFQDN permet de connaitre les informations de configuration pour le namespace AdminSite. Si on compare avec ce que nous avons maintenant dans IIS, effectivement nous avons un problème.

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    L’AdminSite va devoir solliciter le web service d’authentification et ce dernier devra renvoyer l’utilisateur au portail une fois authentifié. Le problème, c’est que le Web Service va utiliser l’information dans la base SQL pour déterminer où renvoyer l’information. Une actualisation du namespace s’impose pour référencer la nouvelle URL ainsi que le port à utiliser. La commande PowerShell Set-MgmtSvcFqdn est faite pour cela.

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    Le portail, c’est ce qu’il y a de plus visible du point de vue des administrateurs de Windows Azure Pack. Pourtant, il y a aussi le Web service dédié à l’authentification. Lorsqu’ils vont tenter d’accéder au portail, la première chose que celui-ci va faire sera de les rediriger vers le Web Service. C’est un RelyingParty, on va causer gestion d’identité (sic). La commande Get-MgmtSvcRelyingPartySettings permet d’explorer le paramétrage du namespace Admin. Le web service est configuré pour utiliser un certificat auto-signé (correspondant au nom du serveur Windows Azure Pack sur lequel il est installé) et un port exotique : 30071.

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    Bref, ici encore c’est un peu bancal. On va donc l’aider un peu en reconfigurant le RelyingParty pour utiliser un nouveau port 30072 et au passage utiliser le nouveau certificat, le tout avec un petit Set-MgmtSvcRelyingPartySettings.

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    j’ai perdu personne? Donc l’administrateur s’est connecté au site d’administration, lequel l’a redirigé vers le web service d’authentification. Après authentification, il faut le renvoyer à l’envoyeur vers le portail d’administration de Windows Azure pack. Et vous croyez qu’il va renvoyer vers qui? Cette fois c’est au fournisseur d’identité que nous devons nous adresser avec la commande Get-MgmtSvcIdentityProviderSettings.

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    Il renvoie bien vers notre serveur mais notre portail d’administration ne répond plus à cette adresse. Maintenant c’est WAPADMIN.WINDOWSAZUREPACK.LAN. Bref, il faut lui aussi l’aider un peu pour lui indiquer la bonne URL et le bon port. A ce stade, il est essentiel de disposer d’un accès à la base de données de Windows Azure Pack et de la commande Set-MgmtSvcIdentityProviderSettings.

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    Pour une raison que j’ignore, la commande de fonctionne que si on lui adjoint le paramètre DisableCertificateValidation. Sans lui, la commande ne passe pas. Après une recherche rapide, le paramètre est nécessaire uniquement si on utilise des certificats auto-signés

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    A mon niveau, je ne suis pas encore capable de déterminer si c’est un problème de ma configuration ou un effet de bord des certificats auto-signés qui pullulent sur l’environnement. Mais, je prends quand même les paris pour un effet de bord du à la présence des certificats auto-signés.

    C’est clos pour le portail d’administration de Windows Azure Pack. Intéressons-nous maintenant au portail de locataires. Cela va suivre la même logique ou presque. La subtilité, c’est l’utilisateur. Pour les administrateurs, ce sont des comptes de l’annuaire Active Directory. Pour les locataires, c’est pas si évident que cela. Le portail des locataires va consommer des claims en provenance d’un fournisseur d’authentification qui peut être ADFS ou .Net. Ça ouvre des perspectives. C’est ce dernier qui est configuré par défaut. Plus précisément, c’est le ASP.NET Membership provider. On s’attaquera à celui-là en dernier. Commençons par la gestion des URL du namespace TenantSite. Voyons un peu la configuration par défaut avec la commande Get-MgmtSvcFQDN :

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    On va devoir personnaliser l’URL (WAPCLOUD.WINDOWSAZUREPACK.LAN) et reconfigurer le port par défaut car 30081, c’est tout sauf user-friendly. La commande Set-MgmtSvcFQDN va nous y aider.

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    Le portail, c’est bien mais on sait très bien qu’il y a un web service en charge de l’authentification qui doit être corrigé. C’est ne namespace AuthSite. La commande Get-MgmtSvcFQDN nous révèle la configuration de ce namespace :

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    L’URL et le port par défaut doivent être reconfigurés. Vu que dans ma configuration je n’ai pas séparé le portail et le Web Service d’administration, je peux réutiliser le même FQDN, on va juste utiliser un port différent 444. Un petit coup de Set-MgmtSvcFQDN va régler le problème.

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    Les URL sont normalisées, reste maintenant à traiter la redirection vers le site d’authentification et le retour. Voyons comment le portail gère la redirection vers son RelyingParty avec la commande Get-MgmtSvcrelyingPartySettings.

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    Nous allons donc rediriger vers wapcloud.WindowsAzurepack.lan (pourquoi 444? Tout simplement par ce qu’on a déjà le portail admin sur 443 et que tout est installé sur le même serveur IIS) avec la commande Set-MgmtSvcrelyingPartySettings.

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    Il ne nous reste plus que le fournisseur d’identité, c’est la petite surprise. Un peu plus tôt, j’avais indiqué que par défaut, le module d’authentification du portail des locataires utilisait le fournisseur ASP.NET Membership. C’est juste un nouveau namespace à manipuler : Membership. Voyons à quoi il ressemble avec la commande Get-MGMTSVCIdentityProviderSettings.

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    Reste plus qu’à rediriger vers la source, à savoir wapcloud.windowsazurepack.lan.

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    Ca y est, c’est fini.

     

    Sinon ça marche à la fin?

    Ben oui, on ne se donne pas autant d’effort pour que cela ne fonctionne pas. Ci-dessous le portail de locataires avec une URL nettement plus user-friendly :

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    Et le portail des administrateur de Windows Azure Pack :

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    Windows Azure Pack peut sembler un peu "brut de décoffrage” mais si vous regardez son grand frère Windows Microsoft, c’est exactement la même chose. Lorsque de nouvelles fonctionnalités sont annoncées, elles sont utilisables en premier lieu en PowerShell avant d’être disponible dans l’interface graphique et c’est lui aussi un produit hautement modulaire.

     

    Prochaine étape cortex?

    C’est de dominer le monde minus, offrir des services cloud et dominer le monde minus. Plus sérieusement, on va passer un peu de temps pour exposer le portail des locataires sur Internet et travailler un peu les mécaniques d’authentification.

     

    Que les API du Windows Azure Pack soient avec vous

     

    BenoîtS – Simple and secure by design but Business compliant

Petite KB pour les upgrade de domaine W2K3 vers W2K12 R2

Back to basics. C’est la saison des projets d’upgrade des infrastructures basées sur Windows 2003. l’OS a presque dix ans. Dans le cadre d’un projet de mise à niveau des infrastructure d’annuaire, nous aurons donc des contrôleurs de domaine Windows 2003 qui devront coexister avec des contrôleurs de domaine Windows Server 2012 R2. Selon le technet, cela ne devrait pas poser de problème.

Pourtant, l’équipe en charge du support Active Directory avait publié ce billet en Juillet 2014 : It turns out that weird things can happen when you mix Windows Server 2003 and Windows Server 2012 R2 domain controllers. La coexistence entre les deux générations de contrôleurs de domaine posait problème au niveau de Kerberos. D’un coté Windows Server 2012 R2 ne supporte plus DES (par défaut) et Windows Server 2003 ignore les nouveaux algorithmes proposés par Windows Server 2012 R2. Bref, on avait une certaine cacophonie au niveau de Kerberos qui pouvait conduire à l’impossibilité de changer le mot de passe des systèmes raccordés au domaine. Pour adresser cette problématique, Microsoft proposait une méthode de contournement (en attendant de finaliser le démantèlement des contrôleurs de domaines Windows 2003).

Depuis fin Aout, la méthode de contournement proposé par Microsoft n’est plus d’actualité puisqu’un correctifs est enfin disponible : KB2989971 – Can’t log on after changing machine account password in mixed Windows Server 2012 R2 and Windows Server 2003 environment. A installer sur tous vos contrôleurs de domaine Windows Server 2012 R2.

 

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Quelques notes sur Windows Azure Pack

Depuis fin 2013, je suis tombé dans le monde de Windows Azure Pack. C’est un peu comme DirectAccess, un grand jeu de lego, sauf qu’il y a bien plus de briques, donc c’est plus amusant. Bref, c’était fait pour moi. Windows Azure Pack est un composant de la vision Cloud OS de Microsoft. J’y ai passé beaucoup de temps mais pas encore eu réellement le temps de tout synthétiser. Le but de ce premier billet est de synthétiser le contenu éparpillé dans mes nombreux OneNote sur su sujet.

The Cloud OS

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L’idée est d’avoir une plateforme commune pour l’hébergement et le développement de services Cloud à base de Windows Microsoft Azure. Avec l’approche Private Cloud Fast track program, on utilisait les composants de la gamme System Center pour transformer le Datacenter en Cloud privé que l’on pouvait étendre par la suite à Windows Microsoft Azure. Cette approche du Cloud Hybride montrait à quel point Windows Microsoft Azure est différent des produits de la gamme System Center. Avec Windows Azure Pack, ce sont des composants Windows Microsoft Azure qui font le chemin inverse vers les entreprises et des hébergeurs pour mettre à disposition un certain nombre de fonctionnalités de Windows Microsoft Azure.

Cette approche permet aux clients de disposer d’une socle commun "Windows Microsoft Azure" que celui-ci soit :

  • Hébergé “on premise”
  • Hébergé chez un hébergeur
  • Hébergé dans Windows Microsoft Azure

 

Windows Azure Pack est une plateforme Cloud évolutive proposant plusieurs services directement inspirés de Windows Microsoft Azure :

  • Pour l’utilisateur final, Windows Azure Pack offre une interface utilisateur unifiée très proche du portail Windows Microsoft Azure, qui peut être étendu par ajout d’extensions. La localisation des ressources gérées importe peu.
  • Pour un DBA, il a la possibilité d’héberger ses bases de données SQL/MYSQL "on premise", chez un hébergeur ou même dans Windows Microsoft Azure avec la capacité de les déplacer librement. Ces ressources peuvent être mises à disposition d’utilisateur par simple souscription à un contrat. C’est un service dont l’usage est mesurable et donc facturable.
  • Pour un développeur web, c’est une plateforme PAAS hautement disponible pour de l’hébergement de sites web / Web Services.
  • C’est aussi une offre IAAS d’infrastructure proposant l’hébergement de machines virtuelles Windows ou Linux inspiré de ce que propose Windows Microsoft Azure.

 

Modularité extrême

Lors de l’installation, on comprend que Windows Azure Pack n’est pas un nouveau composant de la gamme System Center. Il vient bien d’un monde différent ou on assemble des Web Services. Cela ne l’empêche pas de coexister avec les composants de la gamme System Center.

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Web Services & Json tu causeras

Windows Azure Pack est totalement modulaire et repose sur des Web Services qui communiquent entre eux. Certes tous ces Web services peuvent cohabiter sur une même machine mais dans le cadre d’un environnement de production on s’efforcera de les répartir dans différentes zones et d’assurer leur haute disponibilité avec du HLB.

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Je vois des certificats partout

Qui dit Cloud & Web Services dit certificat et donc souffrance (ou fun, c’est selon). Plus on s’amusera (oui c’est fun) à isoler différents rôles et assurer la disponibilité, plus on aura de certificats à gérer. Dans l’illustration ci-dessous, la version simpliste avec tous les composants mutualisés sur un seul et unique serveur. Oui on dénombre bien quatorze certificats auto signés.

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Cela veut dire qu’à un moment on va devoir les remplacer, et reconfigurer les web services et Windows Azure Pack pour les utiliser. C’est la partie la plus fun du setup de la plateforme.

 

On causera de bases de données

La modularité de Windows Azure Pack implique un certain nombre de bases de données. Certes beaucoup moins que le nombre de certificats ou de Web services mais cela impliquera une petite réflexion quant à la disponibilité et la localisation de ce service.

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Un peu de découpage réseau

Même si tous les composants de Windows Azure Pack peuvent coexister sur un même serveur, ce n’est pas la configuration recommandée pour des raisons sécurité mais aussi haute performance. Tout comme Windows Microsoft Azure, tous les composants ne nous sont pas visibles de l’extérieur. L’infrastructure Windows Azure Pack doit être découpée en zones réseau. On peut déjà identifier les principales zones :

  • Public facing
  • Privilegied Services
  • Identity
  • Database

La zone réseau "public facing" est dédiée aux services en relation directe avec nos locataires (tenants). Windows Azure Pack offre :

  • Un portail utilisateur très proche du portail Windows Microsoft Azure
  • Un Web Service en charge de l’authentification des locataires (dont ADFS peut faire partie)
  • Un Web service fournissant toutes les API "publiques" nécessaires au bon fonctionnement de ces services

La zone réseau "Privilegied services" n’est pas censé être visible des utilisateurs du service mais de ses exploitants. On retrouvera donc :

  • Un portail Administrateurs lui aussi très proche du portail Windows Microsoft Azure
  • Un Web Services en charge de l’authentification de nos administrateurs
  • Un Web Service fournissant toutes les API nécessaires au bon fonctionnement de ces services (il fournira le support de PowerShell pour permettre à nos locataire de gérer leurs ressources)
  • Un Web service fournissant toutes les API "privé" nécessaires au bon fonctionnement de ces services

 

La zone réseau "Identity" va contenir deux services critiques : Active Directory et ADFSv3. Ce dernier sera utilisé depuis la zone "Public facing" pour chalenger l’authentification des locataires. Enfin, reste une dernière zone pour héberger nos bases de données. Tous nos composants du Windows Azure Pack, ADFS et d’autres ont besoin d’un service de base de données hautement disponible. Autant avoir une zone réseau dédié à cet usage pour consolider nos bases de données sur un cluster. En plus cela permettra de préparer l’introduction des composants de la gamme System Center 2012 R2.

 

Ton lab tu étendras

Si tous les composants de Windows Azure Pack peuvent être hébergés sur une même machine, ce n’est pas la configuration recommandé pour les environnements de Production. Pour commencer, voilà ci-dessous ce que serait un déploiement minimaliste avec la haute disponibilité (sic) :

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On pourrait penser qu’il est simple de séparer tous ces composants mais ce n’est pas le cas, pour plusieurs raisons :

  • Le processus d’installation utilise "localhost" dans l’URL de tous les Web Services. Il faudra donc reconfigurer des URL : Windows Azure Pack changing the default URLs.
  • Si tous les composants sont installé sur un même hôte les certificats auto-signés ne sont pas un problème. Dès lors qu’on va séparer les rôles, il faudra reconfigurer les Web Services et Windows Azure Pack pour utiliser des certificats délivrés par une autorité de certification.
  • Enfin, c’est plus présentable pour l’utilisateur de présenter des URL propres, utilisant toutes le port 443 et non un port situé dans la plage de ports dynamique.

Ça commence à piquer les yeux. Pas de problème, on peut monter en charge et découper par rôle au sein de Windows Azure Pack. Maintenant on est presque au complet :

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On notera au passage qu’à ce stade, on ne parle pas d’extensions additionnelles (Web Sites, Virtual machines) voire même des composants de la gamme System Center dont on aura besoin et pour lesquels il faudra assurer aussi la disponibilité. Avant de vous lancer dans la haute disponibilité, la lecture ci-dessous est vivement conseillée :

Windows Azure Pack High Availability – Lessons Learned.

 

Pour héberger des services clés en main

C’est la force de Windows Azure Pack. Beaucoup d’extensions sont déjà disponibles. On évite donc de réinventer la roue pour se focaliser sur le service à offrir aux utilisateurs :

  • Web sites : Un service de publication de site web très proche de celui disponible sur Azure
  • Services bus : Un service d’échange de message pour applications
  • MS SQL extension : Un service d’hébergement de bases SQL
  • MY SQL extension : Un service d’hébergement de bases My SQL
  • MY Cloud : Un service d’hébergement de machine virtuelle basé sur SCVMM
  • Cloud Cruiser : Un service tiers dédié au reporting & billing des services consommés par nos locataires
  • Grid-pro : Une passerelle vers Service Manager

Après, rien de vous empêche de développer vos propres extensions.

 

Service Management Automation

Le Cloud ne serait pas possible sans une bonne dose d’industrialisation. Avec Windows Azure Pack, Microsoft livre Service Management Automation, une solution d’orchestration totalement intégrée qui permet d’exploiter les évènements remontés par les différents composants (inscription d’un utilisateur, souscription à un plan, …) pour déclencher des actions reposant sur des Workflow PowerShell. Deux exemples parlants :

  • Créer automatiquement le VM Network ainsi que le contrôleur de domaine lors de la création d’un nouveau tenant. L’idée étant de lui pré-provisionner les briques minimales pour héberger son propre environnement. La première brique étant un annuaire Active Directory. Après, rien de nous empêche de provisionner automatiquement d’autres services.
  • Installer automatiquement un agent SCOM sur toute machine virtuelle nouvellement déployée par un locataire.

D’ailleurs, on notera que Windows Microsoft Azure propose désormais le même service sous la dénomination Microsoft Azure Automation.

 

ADFS et Windows Azure Pack

A un moment, il faudra bien parler d’authentification, que ce soit pour les locataires ou les administrateurs de la plateforme. Pour les locataires, l’usage d’ADFS s’impose de lui-même. Les lectures suivantes sont vivement conseillées ainsi que de prendre son temps :

Pour les administrateurs du service, on considère qu’ils utiliseront par défaut une authentification intégrée Windows. Or, un peu d’authentification forte, cela ferait pas de mal. Pour cela, on a Multi-Factor Authentication qu’il est possible d’intégrer à Windows Azure Pack :

 

Service Provider Foundation

Lorsqu’on voudra faire du IAAS, il faudra communiquer avec Virtual Machine Manager. Dans sa version actuelle (2012 R2), il n’est pas possible de consommer du SCVMM directement depuis Windows Azure Pack car le premier utilise uniquement des API Rest (oData), ce que le second ne comprend pas. De plus, pour consommer des ressources dans SCVMM, il faudra bien une identité au sens Active Directory pour séparer les usages entre les différents Clouds. Le Service Provider Foundation permet donc d’exposer les services de SCVMM (jusqu’à 5 instances de SCVMM) à Windows Azure Pack. De plus le SPF permettra de mesurer l’usage du service IAAS contribuant ainsi à rendre le service mesurable et facturable, comme tout bon service Cloud. Quelques lectures sur ce sujet :

 

Les extensions de Windows Azure Pack

Windows Azure Pack est modulaire. On peut donc simplement ajouter de nouvelles extensions pour proposer de nouveaux services :

 

Un peu de lecture

A ce stade, je suis resté volontairement très "high level". Le sujet étant très vaste, ci-dessous quelques lectures qui m’ont beaucoup aidé sur le sujet :

 

Quelques pointeurs pour commencer

Quelques session du TechEd America 2014

 

Quelques outils bien pratiques

Pour finir, quelques blogs de MVP bien utiles

 

Je retourne étendre mon lab.

 

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