Des chiffres (et des lettres)

Voici une petite nouvelle qui je me fait une joie de relayer juste pour faire hurler les baltringues qui pensent qu’Apple a inventé le smartphone voire même le téléphone mobile.

Selon Blog-Mobile.Com qui cite Steve Ballmer, plus de 5 millions de téléphones mobiles équipés de Windows Mobile auraient été vendus au cours du 4ème trimestre 2008. C’est beaucoup plus que les 4,4 millions d’iPhone vendus qu’avait annoncé Steve Jobs juste avant sa mort au cours de la revue de résultats du groupe Apple pour la même période.

Toujours dans ce même article, Blog-Mobile.com note que cette nouvelle contraste avec les annonces de certains analystes qui affirment que l’iPhone aurait déjà dépassé en nombre les ventes de mobiles sous Windows Mobile. Il note également que l’iPhone est à l’apogée de sa popularité, qu’il est disponible dans le monde entier et qu’il est vendu moins cher que la majorité des téléphones Windows disponibles sur le marché. Il en conclut donc que l’iPhone ne devrait plus dépasser Microsoft, tout au moins dans sa forme actuelle.

Pour une fois qu’un blog consacré à la téléphonie nous nous rabache pas encore et toujours les mêmes salades sur les iPhones…

Scoop : Plusieurs versions de Windows 7 d’après la build 7025

Le webzine d’investigation Clubic.com vient de faire une découverte incroyable en examinant à l’aide d’experts des shoots d’écran exclusifs de la build 7025 de Windows 7 qui ne viennent même pas de chez eux : il y aura « Plusieurs versions de Windows 7 d’après la build 7025 » ! Les bras m’en tombent ! Un truc de dingo ! Jamais j’aurais cru ça possible ! Et ils ne s’arrêtent pas là. Forts de leur découverte, ils n’hésitent pas à citer les nom des différentes versions : « Starter, Home Basic (édition familiale dépourvue d’Aero et du Media Center), Home Premium, Business et Ultimate ».

Et ils vont encore plus loin, ils ont été enquêter* et nous livrent le résultat de leur laborieux travail de fourmis : « pour l’instant, Microsoft refuse de commenter plus précisément sa politique en la matière. » et s’intérrogent sur la question que tout le monde se pose en ces temps de crise : « Les cinq éditions seront-elles conservées ? »

Franchement, chapeau bas Clubic pour se formidable travail d’enquête. Qu’est-ce que j’aurais aimé être journaliste moi aussi.

* Nous avons nous aussi enquêté et nous avons retrouvé la bande de la conversation téléphonique entre Clubic et MS France, dont voici la retranscription en exclusivité :

Clubic : « Allo ? Philippe ? C’est Alex de Clubic, ça va ? »
Philippe P « Ah merde ! Salut Alex, ouais ça va bien et toi ? »
Clubic : « Ouais, cool ! Je viens de tester GTA 12 ! Tiens Philippe, on voulait savoir : t’as vu les shoots de la 7025 qui trainent sur le site noiche de 
pcbeta.com là ? »
Philippe P : « ouais, on comprend rien à leur site de daube, mais ils commencent à nous briser les rouleaux les Bols de riz, c’est toujours chez eux que ça leak ! »
Clubic : « et t’as des news sur le nom des versions de Seven ?… Nous on a vu… »
Philippe P : « bon, t’es gentil Alex, mais j’ai pas le temps là, mais on est en plein plan de licenciement, donc si tu veux : le nom de version, on s’en tape un peu le cul par terre ici… En plus on déménage bientôt et je dois passer chez déméco pour récupérer des cartons… « 
Clubic « Ok, merci Philippe… Dis sinon, t’aurais pas un vista Ultimate, c’est pour ma belle soeur… » 

Microsoft : « L’une des firmes les plus rentables », un article superflu de nos amis d’Ecrans

Lassé de lire maintes fois les même âneries sur le site de Génération-NT et friand d’actualités en ces temps incertains, je traine souvent sur libe.com, un site qui nous démontre qu’on peut-être l’un des plus gros tirages de la presse nationale française et ne pas respecter une seconde les règles les plus rudimentaires de la ponctuation. Mais passons, puisse que désormais, même sur lemonde.fr on peut faire une moisson assez conséquentes de fautes d’orthographe et de grammaire dans n’importe lequel des articles accessibles au moment où vous lisez ces lignes. Je suis prêt à prendre les paris.
Bref donc, car personnellement je ne suis pas ce qu’on peut appeler un cador de l’orthographe, bien au contraire, mais en même temps, c’est aussi pour cela que je ne suis pas journaliste à « le monde ». Bref, donc, de Libé, on tombe vite sur Ecrans, site satellite du premier et organe de propagande avéré de tout ce qui porte un bec et des pieds palmés.
Ce site est tellement riche en matière d’idées creuses et de boboseries d’inspiration alto séquanaise concernant les nouvelles technologies (préférez l’utilisation de la terminologie IT plutôt que nouvelles technologies. Prononcez « Aie Tea »), que même les plus augustes penseurs de la planète se mettent à y écrire des billets d’humeur absolument inutiles.
Aujourd’hui, l’actualité voulait qu’il soit de bon ton de parler du plan de licenciement que Microsoft nous a annoncé hier.
Pour ceux qui vivent sur Mars, les grandes lignes de ce plan sont les suivantes : Microsoft n’a fait que 4,7 milliards de dollars de bénéfice. Ca craint ! Du coup, ils foutent 1400 branleurs à la porte directement, là, maintenant, tout de suite, et 5000 en tout dans les 18 mois. Ce que personne ne dit c’est que d’un autre côté, MS va continuer à recruter. En fin de compte, la balance globale devrait s’établir à une réduction de 2000 à 3000 postes dans le monde.
Toujours pour ceux qui ont un vrai travail et qui ne peuvent pas se palucher 118 sites d’information dans la journée,  l’opération de dégraissage à déjà commencé. On n’est pas à l’éducation nationale, on est chez Microsoft Corp. Un des premiers produits qui voit ses équipes fondre, c’est Flight Sim. Voilà. Je sais : tout le monde s’en fout.
D’autre part, il faut également savoir qu’en France, les Microsoftees ont déjà eu droit à une communication du Big Boss local, affectueusement  affublé de sobriquet de « Monsieur Bou » ou pour les plus audacieux « Boubou », qui les informe que les questions que les employés de la Sub* France sont « légitimes [mais qu’il] n’y a pas d’impact sur les effectifs de la filiale ; cependant, 1 poste rattaché à Microsoft France et lié à des activités internationales est concerné [par le plan global]. ».
Bref, encore, sans être grand clerc, si on fait une synthèse des différents inputs (Yeah! Ca le fait comme phrase 2.0 ça !), on se rend compte assez facilement de la stratégie qui se cache derrière les annonces de Steve Ballmer et des autres VP de Microsoft :
1/ Il y a trop de monde dans le binz. Il y en a qui foutent rien ou qui passent leur temps à faire chier les autres (à ce propos, un jour je vous parlerai de « Lingua », un département qui s’occupe de la terminologie utilisée pour la localisation des produits Microsoft). Il faut faire du ménage, c’est le moment, personne ne va couiner.
2/ Les chinois et les indiens, c’est marrant, mais ça bosse pas franchement bien, surtout les jours où il y a du riz à la cantoche. Du coup, je pressens qu’ils ne vont pas tarder à sentir leur douleur et représenter le gros des départs en préretraite ultra anticipés. Surtout que Corp ne risque pas trop de voir les syndicats locaux débouler One Microsoft Road à Redmond.
3/ Les planqués qui bossaient sur des produits plus très franchement porteurs et/ou qui ont désormais atteint une maturité suffisante sont invités à récupérer leur carton d’affaire au poste de garde.
4/ Les centres de R&D qui travaillent depuis dix ans sur la version 2.0 de Bob sont souvent implantés en Chine ou en Inde (ou en Irlande ou à Lille, mais ça revient au même…).
5/ Pour agrandir le campus de Redmond, il aurait fallut soit racheter l’autoroute qui le longe ou soit annexer les deux Burger King, le Taco Bell, le Subway et le Quiznos. Ca faisait chier Martine de la compta. Ils ont préféré virer un millier de gugusses.
Bien… Maintenant, je vous laisse lire l’interview de Libé
Bon week-end.
* Filiale

Zéro + zéro = la tête à Umberto Eco

Je l’aimais bien Umberto Eco. Ce côté italien déguisé en lord anglais avec sa pipe et son chien, ce recul et cette vision un peu décalée sur les choses du monde, cette nonchalance qui laisse le temps à la pate à pizza de monter, cette culture quasi sans limite mais que l’on distille avec prudence pour ne pas paraitre trop pédant, un peu comme on déguste par petits morceaux un Parmigiano Reggiano affiné pendant 48 mois. La grande classe en tweed quoi !

En puis paf ! Sur quoi je tombe ! Un billet d’humeur du Grand Umberto dans Libé. Enfin non, pas dans Libé, dans « Ecrans, un site de Libération ». Ecrans, pour ceux qui ne lisent jamais autre chose que Génération NT, Jeux-Vidéo.com et Pif Parade, c’est l’organe officiel de propagande de Linux et de tout ce qui peut faire chier Microsoft, se drapant dans une pseudo-sous culture multimédia, comme si Mario ou un ridicule palmipéde étaient forcément des vecteurs de culture bien plus légitimes qu’un papillon multicolore.
Donc, dans ce billet, j’apprends que la principale source d’information de notre latin débonnaire quant il s’agit d’informatique sont les blogs des utilisateurs… Et c’est donc à partir de l’avis éclairé de ces utilisateurs qu’il va nous tartiner trois pages sur les horreurs de Windows Vista (« un copain m’a dit que c’est de la merde, ça doit être vrai » je résume la pensée du maestro, toujours pour les lecteurs de Génération NT cités précédemment) et après force digressions sur les bienfaits du « downgrading » (‘tain ça claque ! Enfin bon, j’aimerais l’entendre prononcer avec l’accent toscan ou calabrais, ça doit moins chier à l’oreille tout de suite), le gros piémontais barbu conclu par divers autres exemples prouvant les limites du progrès technique (Concorde, la petite cuiller, la main de ma sœur dans la culotte d’un zouave), rejoignant ainsi les Cabrel et autres Bové, chantres de la décroissance et de la ruralité séculaire ou peut-être des potes à lui sous-marinant au Club de Rome, se frottant à des Bacon (Francis, pas Herta), Diderot ou Condorcet qui eux n’avaient pas besoin de l’avis des moutons du Web2.0 pour écrire quelque chose d’intelligent.

Second post

Le second post (qu’on peut également et indiférement appeler le deuxième, n’en déplaisent à certains esprits chagrins cherchant à se rendre toujours plus intéressants) est en général beaucoup plus compliqué à produire que le précédent (le premier donc, celui qui systématiquement s’appelle Hello World ou toto).

Dans mon cas, je viens de brillamment de m’en sortir…

Vivement le troisième (qui lui bizarrement n’amène habituellement aucune polémique ni sur sa dénomination, ni sur la complexité de création de son contenu).

Hello World!

Hello World! :

C’est le truc le plus con par lequel n’importe quel informaticien commence… Alors let’s go! Commençons par un post bien con !

NB : il existe aussi la variante « toto », mais bon, c’est plus franchouillard… Visons haut, visons loin, visons l’international !

Je hais les blogs !