Archives de catégorie : Big Brother

Darwinisme : Chapitre 1

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On s’est longtemps posé la question de savoir pourquoi l’ingénieur informaticien lambda avait une très nette tendance à chopper un gros cul, des doigts palmés, une coupe de cheveux improbable et une vision de taupe. Voici un début de réponse en image : une salle de classe de l’3pit3ch, la fameuse école d’informatique qui forme les hackers français d’élite.

Notez les maginfiques chaises jaunes type “education nationale” modèle “CM1”, les moniteurs LCD 640×480 Roxxor 23ms optimisés pour VI, les faux plafonds en pur amiante et laine de verre équipe de tubes néon “ultraflash” homologués Ophatalmo sans frontière, le video projecteur “Narco XPP12” à roue de velo chromatique d’un poids de 620kgs accroché à ce même faux plafond, les claviers “palmitor 2000” blancs avec touches spéciales “Bactéries Friendly”, les souris “aboul & aphil” 2 boutons sans molette et le top de la technologie française en matière de NTIC et de hacking avancé : la disposition en quinconce des machines montées sur le fameux support en bois d’arbre peint en noir “épi teck” fabriqué par les troisièmes années qui permet d’utiliser la chaleur du PC de ton camarade de classe qui est en face de toi pour te sécher les cheveux après la douche (on a pas attendu Al Gore pour être green à l’3pit3ch).

Vraiment du beau matos qui donne grave envie d’aller à l’3pit3ch apprendre à hacker un minitel ou une carte à puce “Paris Parking” pour ensuite se la über-jouer dans un cabinet d’audit en sécurité informatique style Hubert Shower Consulting.

Rock’n’Roll !

Viré de TF1 pour s’être opposé à Hadopi

Si la loi Création et Internet, dont le vote a été reporté au 12 mai, n’avait pas fait se déplacer les députés dans l’Hémicycle, elle a déjà suscité le licenciement par TF1 de son responsable du pôle innovation Web. Le quotidien Libération des 7 et 8 mai raconte comment Jérôme Bourreau-Guggenheim, 31 ans, "passionné par le Web", se retrouve à la porte de la chaîne privée, pour avoir émis un avis  – privé – défavorable à cette loi.

Son avis, il l’a adressé par courriel, le 19 février,  à sa députée du 17e arrondissement de Paris, Françoise de Panafieu. "Mes parents m’ont toujours appris que quand on n’est pas d’accord, plutôt que de critiquer, il faut agir", explique-t-il. Par quel enchaînement un simple courriel envoyé d’une adresse personnelle, peut-il conduire à un licenciement ? Un détour par le ministère de la culture, artisan de la loi dite Hadopi, s’impose.

En effet, le 4 mars, Jérôme Bourreau-Guggenheim "est convoqué par Arnaud Bosom, président de eTF1 qui s’occupe des activités numériques de la Une". "Et là, raconte M. Bourreau-Guggenheim, il me lit le mail mot à mot ! Et me dit qu’il ne peut pas laisser passer ça, que je n’ai pas le droit d’avoir cette opinion. Mais moi, je ne me suis pas écrasé, mon opinion est libre, et surtout je l’avais exprimée à titre privé dans une correspondance privée !" Le courriel, lui explique M. Bosom, a été transmis à Jérôme Counillon, directeur juridique de la chaîne, par le ministère de Christine Albanel, "même si aujourd’hui, officiellement, la Une dit n’en rien savoir", précise Libération. Interrogée par le journal, l’attachée parlementaire de Mme de Panafieu précise avoir transmis le courriel jugé "intéressant" au ministère de la culture pour simplement "obtenir un argumentaire".

Le 16 avril, M. Bourreau-Guggenheim reçoit sa lettre de licenciement, qui dénonce une "divergence forte avec la stratégie" de TF1 et dans laquelle on apprend que l’adoption de la loi est un "enjeu fort" pour la chaîne. "La stratégie de TF1, ironise Jérôme Bourreau-Guggenheim, c’est de gagner de l’argent, pas de soutenir une loi." Les prud’hommes vont être saisies "pour licenciement injustifié", "selon le code du travail, un employé ne peut pas être discriminé en fonction des ses opinions politiques". L’avocat de M. Bourreau-Guggenheim s’apprête aussi à saisir la Halde.

Le ministère de la culture, qui ne s’explique pas comment le courriel est arrivé à TF1, se dit "extrêmement surpris".

Source : Le Monde, Libé et merci à Matt de me l’avoir fait découvrir.

Big Blue Brother

Les pubs IBM avec les bandes bleues « cinemascope like » avec les voix d’acteurs chicanos, black ou asiatiques redubber par des doubleurs francophones apathiques nous font rire depuis déjà pas mal de temps. L’une des plus réussies était celle où IBM essayait de nous faire croire que le logiciel libre était une de ses inventions et que les IBMers étaient des mecs super cool qui s’habillent uniquement chez GAP. Alors que dans la vraie vie, tout le monde sait que c’est faux : ceux de la tour Descartes se fringuent chez Cyrillus ou chez Alain Figaret, ceux de Moisy-le-Gland à la Halle aux Vêtements pour les cadres et chez Emmaüs pour les ETAM. Pour ce qui est du concept de logiciel libre, aucune idée de qui l’a inventé, certainement pas IBM, mais comme disent nos amis roastbeefs : « who cares? ». 

La vidéo qui nous intéresse aujourd’hui est celle où IBM nous livre à nous simples mortels le secret d’une planète plus propre et enfin débarrassée de ces saloperies d’embouteillages. En fait c’est très simple, il suffit de foutre plein de caméras partout et d’utiliser une bonne vieille techno de lecture de plaque minéralogique et de généraliser le système à la con mis en place à Londres : taxer les voitures qui roulent ! Voilà ! Moi je dis : bravo IBM ! Et vive l’an 2000 !

[View:http://www.dailymotion.com/video/x83t08_ibm-smarter-planet-traffic_tech:0:550]