Archives de catégorie : Politique

French Data Network dépose un recours devant le Conseil d’Etat sur la loi Hadopi

La manœuvre était prévisible mais cette fois elle se précise. French Data Network vient de déposer un recours devant le Conseil d’Etat sur la loi Hadopi. L’association (et FAI) qui a pour but la promotion, l’utilisation éthique et le développement des réseaux Internet conteste certains décrets de la loi. En particulier, le décret n° 2010-236 du 5 mars 2010 relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel.

Le logo de l Hadopi.

Sur son blog, FDN fustige un texte pris sans avis de l’ARCEP, alors qu’« il porte sur les activités des opérateurs, et que l’article L. 36-5 du Codes des Postes et Communications Électroniques indique qu’en pareil cas l’avis de l’ARCEP est obligatoire ». Encore une fois, l’Hadopi semble donc avoir du plomb dans l’aile d’autant que la mesure pourrait bien retarder l’envoi des premiers e-mails, prévu pour le 21 juin.
Précisément French Data Network demande au Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, de retirer le décret au motif que les FAI devront collaborer à la riposte graduée mais qu’il n’a jamais été question du partage financier de cette traque. A la loupe, French Data Network explique qu’ « il n’est pas à démontrer que la mise en place et le fonctionnement de ce système aura des répercussions financières sur lesdits fournisseurs d’accès.  »
Concrètement, FDN se pose en tant que Fournisseur d’accès à Internet et critique ouvertement le fait que l’Arcep n’ait pas été saisie sur cette question. Le débat sur le coût de l’Hadopi ressort encore une fois du chapeau. Un rapport du CGTI (rattaché à Bercy) daté de fin 2008 avait estimé le prix de la loi sur les opérateurs à 70 millions d’euros sur trois ans. Christine Albanel avait alors calculé le montant de l’opération à seulement 20 millions d’euros.
Toujours est-il que ce recours devant le Conseil d’Etat va ralentir la mise en place de l’Hadopi. Pensez qu’en matière de requête devant le Conseil d’État, le délai moyen qui sépare le dépôt d’une requête de son jugement est d’un an… Il semble donc qu’Hadopi va devoir encore attendre.

Source : clubic.com

Godwin Point

La loi de Godwin est un adage, partie du folklore Usenet, énoncé en 1990 par Mike Godwin : « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les n a z i s ou Hitler s’approche de 1. » Dans un débat, donner un point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin.

[View:http://www.youtube.com/watch?v=GN-miNbaMbI:0:550]

Cette « loi » s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle une discussion Usenet qui dure dans le temps amène peu à peu les esprits à s’échauffer et à remplacer les arguments par des insultes, ou à utiliser des arguments ou des analogies extrêmes. L’exemple le plus courant consiste à effectuer un rapprochement avec le nazisme, soit en comparant le thème de la discussion avec une idéologie extrémiste, soit en traitant son interlocuteur de nazi. Si le sujet de la discussion était très éloigné d’un quelconque débat d’idéologies, une comparaison inappropriée de ce genre est considérée comme le signe de l’échec de la discussion. On estime alors qu’il est temps de clore le débat, dont il ne sortira plus rien de pertinent, pour repartir sur des bases saines : on dit que l’on a atteint le « point Godwin » de la discussion. Parfois, ce sera le cas suite à l’intervention d’un troll, notamment sous la forme d’un sophisme. Un message de troll, ou une suite de tels messages menant à une vérification de la loi de Godwin sont un exemple de thought-terminating cliché.

Les francophones jouent souvent sur deux sens du mot « point » : il peut désigner le moment de la discussion auquel le dérapage survient (dans ce sens du terme, on atteint le point Godwin) et le point en tant que récompense. Ainsi, un point Godwin est un point (en langage scolaire, on dirait un mauvais point) attribué au participant qui aura permis de vérifier la loi de Godwin en venant mêler Adolf Hitler, le nazisme, ou toute idéologie extrémiste, à une discussion dont ce n’est pas le sujet (dans ce sens du terme, on marque ou gagne un point Godwin).

En rhétorique, l’existence de la pseudo-locution latine Reductio ad Hitlerum est attestée depuis les années 1950.

Dans le folklore Usenet, on considère que vérifier la loi de Godwin revient à « perdre » le débat. Cependant, certains considèrent que le fait de clore un débat en invoquant cette loi n’est qu’une façon de fuir la discussion avec ceux qui n’ont pas utilisé ce genre de comparaisons. D’autres remarquent que cette loi peut être difficile à invoquer dans une discussion, car cela reviendrait à tenter de jeter le discrédit sur l’interlocuteur. Quand on attribue le point à un autre intervenant, on peut simplement lui dire « vous avez gagné un point Godwin », ou bien dessiner un point en Art ASCII, comme s’il s’agissait d’un document établi sur papier. Certains contributeurs ajoutent par dérision que ledit point doit être découpé sur l’écran au moyen d’un burin et d’un marteau.