Microsoft : « L’une des firmes les plus rentables », un article superflu de nos amis d’Ecrans

Lassé de lire maintes fois les même âneries sur le site de Génération-NT et friand d’actualités en ces temps incertains, je traine souvent sur libe.com, un site qui nous démontre qu’on peut-être l’un des plus gros tirages de la presse nationale française et ne pas respecter une seconde les règles les plus rudimentaires de la ponctuation. Mais passons, puisse que désormais, même sur lemonde.fr on peut faire une moisson assez conséquentes de fautes d’orthographe et de grammaire dans n’importe lequel des articles accessibles au moment où vous lisez ces lignes. Je suis prêt à prendre les paris.
Bref donc, car personnellement je ne suis pas ce qu’on peut appeler un cador de l’orthographe, bien au contraire, mais en même temps, c’est aussi pour cela que je ne suis pas journaliste à « le monde ». Bref, donc, de Libé, on tombe vite sur Ecrans, site satellite du premier et organe de propagande avéré de tout ce qui porte un bec et des pieds palmés.
Ce site est tellement riche en matière d’idées creuses et de boboseries d’inspiration alto séquanaise concernant les nouvelles technologies (préférez l’utilisation de la terminologie IT plutôt que nouvelles technologies. Prononcez « Aie Tea »), que même les plus augustes penseurs de la planète se mettent à y écrire des billets d’humeur absolument inutiles.
Aujourd’hui, l’actualité voulait qu’il soit de bon ton de parler du plan de licenciement que Microsoft nous a annoncé hier.
Pour ceux qui vivent sur Mars, les grandes lignes de ce plan sont les suivantes : Microsoft n’a fait que 4,7 milliards de dollars de bénéfice. Ca craint ! Du coup, ils foutent 1400 branleurs à la porte directement, là, maintenant, tout de suite, et 5000 en tout dans les 18 mois. Ce que personne ne dit c’est que d’un autre côté, MS va continuer à recruter. En fin de compte, la balance globale devrait s’établir à une réduction de 2000 à 3000 postes dans le monde.
Toujours pour ceux qui ont un vrai travail et qui ne peuvent pas se palucher 118 sites d’information dans la journée,  l’opération de dégraissage à déjà commencé. On n’est pas à l’éducation nationale, on est chez Microsoft Corp. Un des premiers produits qui voit ses équipes fondre, c’est Flight Sim. Voilà. Je sais : tout le monde s’en fout.
D’autre part, il faut également savoir qu’en France, les Microsoftees ont déjà eu droit à une communication du Big Boss local, affectueusement  affublé de sobriquet de « Monsieur Bou » ou pour les plus audacieux « Boubou », qui les informe que les questions que les employés de la Sub* France sont « légitimes [mais qu’il] n’y a pas d’impact sur les effectifs de la filiale ; cependant, 1 poste rattaché à Microsoft France et lié à des activités internationales est concerné [par le plan global]. ».
Bref, encore, sans être grand clerc, si on fait une synthèse des différents inputs (Yeah! Ca le fait comme phrase 2.0 ça !), on se rend compte assez facilement de la stratégie qui se cache derrière les annonces de Steve Ballmer et des autres VP de Microsoft :
1/ Il y a trop de monde dans le binz. Il y en a qui foutent rien ou qui passent leur temps à faire chier les autres (à ce propos, un jour je vous parlerai de « Lingua », un département qui s’occupe de la terminologie utilisée pour la localisation des produits Microsoft). Il faut faire du ménage, c’est le moment, personne ne va couiner.
2/ Les chinois et les indiens, c’est marrant, mais ça bosse pas franchement bien, surtout les jours où il y a du riz à la cantoche. Du coup, je pressens qu’ils ne vont pas tarder à sentir leur douleur et représenter le gros des départs en préretraite ultra anticipés. Surtout que Corp ne risque pas trop de voir les syndicats locaux débouler One Microsoft Road à Redmond.
3/ Les planqués qui bossaient sur des produits plus très franchement porteurs et/ou qui ont désormais atteint une maturité suffisante sont invités à récupérer leur carton d’affaire au poste de garde.
4/ Les centres de R&D qui travaillent depuis dix ans sur la version 2.0 de Bob sont souvent implantés en Chine ou en Inde (ou en Irlande ou à Lille, mais ça revient au même…).
5/ Pour agrandir le campus de Redmond, il aurait fallut soit racheter l’autoroute qui le longe ou soit annexer les deux Burger King, le Taco Bell, le Subway et le Quiznos. Ca faisait chier Martine de la compta. Ils ont préféré virer un millier de gugusses.
Bien… Maintenant, je vous laisse lire l’interview de Libé
Bon week-end.
* Filiale

Laurent

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