CNIL : Les règles de confidentialité de Google sont "non conformes" aux lois européennes

La Cnil a présenté ses conclusions sur l’analyse des nouvelles règles de confidentialité du géant de la recherche sur Internet.

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Les nouvelles règles de confidentialité de Google, mises en œuvre depuis le 1er mars 2012, ne sont pas en conformité avec la législation européennes de protection des données personnelles et doivent être modifiées, ont indiqué mardi 16 octobre 2012 les 27 autorités de protection européennes.

Dans un courrier commun, elles demandent à Google de "fournir une information plus claire et plus complète sur les données collectées" et leur "finalité" via 8 recommandations pratiques, estimant que Google doit "prendre des mesures effectives et publiques pour se mettre en conformité rapidement". Invoquant une simplification de sa politique de confidentialité, Google a fusionné quelque 60 règles d’utilisation en une seule, regroupant les informations provenant de plusieurs de ses nombreux services, autrefois séparés, comme la messagerie électronique Gmail ou le réseau social Google+.

En mai, au terme d’une première série d’analyses et d’échanges avec Google, la Commission nationale de l’informatique et des libertés – mandatée par ses 26 homologues européens (le G29) pour analyser ces nouvelles règles – avait déjà indiqué que ces règles "ne respectaient pas les exigences de la Directive européenne sur la protection des données en termes d’information des personnes concernées".

Après un deuxième round d’analyse, basé sur de nouvelles explications de Google, la Cnil a présenté mardi lors d’une conférence de presse à Paris ses conclusions au nom du G29. "Google n’a pas démontré qu’il s’engageait sur les principes de la directive Informatique et Liberté", a indiqué la présidente de la Cnil, Isabelle Falque-Pierrotin, devant la presse. "Notre coopération avec Google a été moyenne. Il a répondu à nos questionnaires, néanmoins d’une façon relativement vague et imprécise", a-t-elle ajouté. "Google ne fournit pas suffisamment d’informations aux utilisateurs sur ses traitements de données personnelles" et "ne permet pas le contrôle par les utilisateurs de la combinaison de données entre ses nombreux services", résume la Cnil.

Le géant de la recherche sur Internet a "également refusé expressément de répondre sur une durée maximale de conservation des données", selon Isabelle Falque-Pierrotin. Dans le courrier adressé à Google, les autorités européennes de protection lui demandent de lui "indiquer comment et dans quel délai il va mettre à jour sa politique de confidentialité et ses pratiques pour intégrer ses recommandations".

“Google est la société la plus malfaisante que je connaisse” déclare le directeur IT de Virgin Atlantic

David Bulman, le directeur de l’IT chez Virgin Atlantic, a qualifié Google de « malfaisante » (« evil ») dans une interview qu’il a accordée à Computing lors du salon SITA 2012 qui se tient en ce moment à Bruxelles.

Interrogé par Computing sur les plans stratégiques de l’entreprise en matière de technologies Cloud, Bulman a déclaré « qu’on ne pouvait pas tout mettre dans le nuage », remarquant « qu’il y a des domaines où vous devez garder un peu de control ». Concernant le choix de technologies de type SaaS, Bulman pense que le choix des Google Apps serait une option peu probable. « Je n’irai probablement pas vers Google », a déclaré Bulman. « Google est fier du slogan “Do no evil”, mais ils sont l’une des sociétés les plus malfaisantes que je connaisse dans toute l’industrie. Je ne souhaite pas aller vers des technologies Google, parce que je ne veux pas que Google sache ce que nous faisons, par exemple, Google cherche à s’investir dans les voyages spatiaux et je ne suis pas certain que nous voulions vraiment que Google puisse connaitre les détails de nos futurs passagers. »

En tant qu’ex-CIO de l’agence de publicité Aegis Group, Bulman a précisé sa méfiance à l’égard des politiques de Google concernant la confidentialité des données. « Aegis était le plus gros client de Google en matière de publicité», a déclaré Bulman. «Nous avons acheté plusieurs milliards de livres de publicité à Google, et nous avons donc pu voir de façon très détaillée lors des négociations comment tout ça fonctionne. La propriété des données est le point où nous avons toujours buté, parce que Google ne vous laissera pas avoir l’entière propriété de vos propres données. Google ne le souhaite pas. Contractuellement, Google ne vous le permettra pas. Si vous creusez dans les détails des contrats, Google se réserve toujours la possibilité d’utiliser les données qui sont dans ses systèmes. »

L’article complet en anglais : http://www.computing.co.uk/ctg/news/2186086/google-evil-companies-industry-claims-virgin-atlantic-director

Google Apps Godfather Making His Exit

The godfather of the Google Apps software suite is leaving Google, leaving the search engine giant’s business-to-business services unit in limbo.

Dave Girouard, the vice president of applications and president of Google’s enterprise group, is leaving the company to launch a business focused on startups. The Apps team will report to Sundar Pichai, senior vice president of Google’s Chrome Web browser and Apps, until a replacement for Girouard is found.

For the CIO using or mulling a move to Apps, Girouard’s departure comes at a critical time for Google’s enterprise unit. The business is trying to battle software superpower Microsoft for corporate customers, and to integrate functionality from the company’s young Google+ social network, such as group video chat, into Apps. Google Apps officials claim Google+ will improve collaboration capabilities for corporate employees.

Girouard joined Google in February 2004 and helped launch free and paid versions of Google Apps in February 2007. Google charges businesses $50 per user, per year to access Gmail, Google Docs and other applications over the web, an increasingly popular practice known as cloud computing.

Under Girouard’s guidance, Google Apps has landed over 4 million business customers. Barcelona’s BBVA bank has over 110,000 employees migrating to Google Apps this year. Google has also won the hand of several government agencies, including the General Services Administration.

Apps has had some speed bumps during Girouard’s tenure. Service outages have knocked Apps offline for minutes or hours at a time. Google also suffered a black eye last year when the City of Los Angeles police department reneged on its promise to use Google Apps, citing security concerns.

Still, Arun Sundararajan, a professor with New York University’s Stern School of Business, argued that Girouard has already done plenty to help Google become a leader in cloud computing. Consequently, he doesn’t believe the move should give pause to CIOs considering a switch to Apps, or concern CIOs who have already procured Apps for their businesses.

“Girouard’s leaving Google now is less serious than it would have been a couple years ago,” Sundararajan said. Girouard was such a strong presence in evangelizing Google’s cloud the last five years that CIOs of small and large businesses alike are comfortable with the platform and strategy, he added.

Yet Sundararajan did acknowledge that it’s difficult for any company to lose the main voice behind a new category of product.

More important is what Google’s senior management does about his exit, said Gartner analyst Tom Austin. Google could replace Girouard with someone who has strong enterprise experience, Austin said. On the other hand, a weak response from management would signal indecision, reinforcing concerns about the future of Apps.

That will open the door for some competitive attacks from Microsoft, which seeks to lure business customers for its competing cloud collaboration suite, Office 365. Microsoft cut prices for Office 365 by anywhere from $2 to $5 per user, per month, depending on the package.

Microsoft declined to comment on Girouard’s departure. However, Girouard scoffed at the idea that Apps will weaken and become vulnerable to Microsoft as a result of his departure.

“There’s zero reason to believe that,” Girouard said. “Google has an amazingly deep bench and the enterprise biz has never been doing better.”

Source : blogs.wsj.com/cio/