RSA Conference 2011 : le Cloud pour faire des économies, c’est la Maison Blanche qui en parle le mieux

Intervenant dans le cadre du sommet de la Cloud Security Alliance, ce lundi 14 février, Vivek Kundra, DSI du gouvernement américain, a détaillé une politique rigoureusement ambitieuse en faveur du Cloud Computing. Toutes les administrations publiques son concernées par une politique qui vise à réduire un nombre de centres de calcul qui a explosé avec le temps.

p1020759Faire plus… en dépensant autant. L’antienne est connue; c’est celle qu’à répété Vivek Kundra, DSI de l’administration Obama, en préambule à l’ouverture de la conférence RSA qui se déroule cette semaine à San Francisco. De fait, le budget IT des administrations américaines devrait rester stable l’an prochain, à un peu moins de 80 Md$. Mais un quart de budget devrait être consacré au Cloud Computing dans le cadre d’une politique résolument volontaire. En particulier, Vivek Kundra veut fermer – au moins – 800 centres de calcul de l’administration sur un total de 2094 : selon lui, il est incompréhensible que l’Etat Fédéral américain ait multiplié par 5 le nombre de ses centres de calcul depuis 1998, alors que le secteur ne ménageait pas ses efforts de rationalisation. Et de citer IBM en exemple, passé de 235 datacenters en 1997 à 12, en 2009. Vivek p1020764Kundra pousse l’analyse plus loin : dans le monde entier, le niveau d’utilisation des ressources industrielles de production manufacturière est de 79 %. Contre 27 % pour le niveau d’utilisation des serveurs du gouvernement américain. D’autres éléments viennent justifier la démarche : une architecture «fragmentée qui génère des risques de sécurité»; «on continue de développer des logiciels sur-mesure», sans regarder les solutions déjà disponibles sur le marché… Du coup, désormais, c’est clair : «chaque agence devra évaluer en premier les solutions du Cloud avant de commander une solution en infrastructure conventionnelle.»

Les premiers consommateurs de services Cloud – en valeur – devraient être le département de la sécurité intérieure et celui du trésor, avec un budget dédié de l’ordre de 2,4 Md$ chacun. Ils devraient être immédiatement suivi par la Défense, avec un budget dédié aux services Cloud de plus de 2 Md$ en 2012.

Pour promouvoir cette politique auprès des administrations publiques, Vivek Kundra mise notamment sur quelques précurseurs comme la défense, l’agriculture, le conseil pour la transparence et la responsabilité, pour différents projets. Avec, à chaque fois, des économies se comptant en millions, sinon dizaines de millions de dollars. Et pour ceux qui s’interrogeraient sur la manière d’emporter l’adhésion des utilisateurs, Vivek Kundra a déjà la réponse : «tout le monde, dans les administrations, déteste les applications d’entreprise. Elles sont perçues comme une régression, un retour dans le temps parce que tout le monde a, chez lui ou même dans sa poche, accès à de meilleures technologies», ou du moins plus confortables et agréables.

Source : lemagit.fr

Selon Forrester, les premiers clouds privés seraient voués à l’échec

La dernière étude du cabinet américain Forrester pointe les insuffisances des entreprises dans la mise en place précoce de clouds privés. Des échecs seront nécessaires avant d’obtenir des solutions satisfaisantes.

Les analystes de Forrester n’ont pas de nouvelles très encourageantes pour les fournisseurs IT qui mettent en place leurs premiers cloud en interne. Selon eux, cette infrastructure est susceptible d’échouer. D’un autre côté, les mêmes analystes insistent sur le fait que « c’est une bonne chose, » parce que cet échec permettra de réussir par la suite. « La plupart de ces entreprises ne sont pas encore prêtes à utiliser un cloud interne. Néanmoins, nous pensons que, en 2011, les départements Infrastructure et Opérations (I&O) vont commencer à en déployer un certain nombre. Ces efforts sont très probablement voués à l’échec. Mais grâce à cette première étape et à l’expérience qu’elle apportera, il sera possible d’en tirer de précieux enseignements sur ce qui est vraiment nécessaire pour gérer un tel environnement, » ont écrit les deux analystes de Forrester, James Staten et Lauren Nelson (en illustration principale), dans leur rapport intitulé « 2011 Top 10 IaaS Cloud Predictions pour I&O Leaders » et destiné aux responsables des départements Infrastructure et Opérations.
Clouds privés : les entreprises ne sont pas encore assez matures

Selon Forrester, « il faut plus de maturité dans la virtualisation et des améliorations dans la normalisation, l’automatisation et l’infrastructure pour s’engager avec succès dans la mise en place d’un cloud interne capable de fournir des services équivalents à ceux offerts par des IaaS (Infrastructure-as-a-Service) comme l’Elastic Compute Cloud d’Amazon. » Toujours selon le rapport, « la plupart des entreprises n’ont pas la maturité nécessaire en terme de virtualisation et ne sont pas prêtes à mettre en oeuvre le niveau d’automatisation et de standardisation exigé par un environnement cloud. » Comme l’expliquent les deux experts, « la perspective architecturale change : le cloud met fin à l’architecture en silos, pour un pool unique de ressources permettant deux niveaux de priorité élémentaires – un concept révolutionnaire et un défi pour les gestionnaires I&O. La gestion des meilleures pratiques viendra avec l’expérience, et le plus tôt sera le mieux. En même temps, même si l’infrastructure n’est pas encore prête, mieux vaut ne pas éviter de considérer une telle mise en route. »

Des solutions clouds déjà pérennes
Cela ne veut pas dire pour autant que toutes les tentatives sont vouées à l’échec et qu’il n’y aura pas de success-story. Comme l’a récemment rapporté notre confrère Network World, de grandes entreprises comme Bechtel et First American Corp ont déjà fait le bilan des avantages acquis grâce à des clouds en interne. De nombreux éditeurs de logiciels comme VMware, Joyent, Red Hat, Platform Computing ou la start-up Nimbula fondée par l’équipe à l’origine d’Amazon EC2, proposent également des outils d’automatisation pour virtualiser l’infrastructure et offrir des fonctionnalités semblables à celle du cloud. Pour ceux qui ne veulent pas mettre en place une nouvelle infrastructure en interne, Amazon, Terremark, Savvis, Rackspace et d’autres proposent également des serveurs virtuels hébergés. Une étude réalisée au cours du troisième trimestre 2010 par Forrester auprès de 1252 décideurs IT en matière de serveurs et de stockage a révélé que 15% d’entre eux prévoient d’acheter des ressources IaaS à Amazon ou à d’autres vendeurs, et 6% ont déjà franchi cette étape. Parmi les entreprises de plus de 20 000 salariés, 20% d’entre elles prévoient d’adopter l’IaaS et 8% ont déjà adopté ce type de solution.

Parmi les points soulevés par le rapport de Forrester on note :

– Dans leurs entreprises, les responsables IT «aguerris» ne doivent pas s’opposer aux adopteurs précoces qui souhaitent acheter de nouveaux services de cloud computing.

– Les cloud privés hébergés par des fournisseurs, avec une offre de ressources dédiées, et non partagées, seront trois fois plus nombreux que les cloud déployés en interne.

– Les cloud publics, mis en place par des associations ou un groupe d’entreprises en vue de partager les coûts, vont se développer dans certains secteurs, notamment la biotechnologie, l’enseignement supérieur et les organismes gouvernementaux.

– Le cloud computing haute performance sera plus largement répandu grâce à de nouvelles applications qui permettent d’accéder à la puissance des technologies de grille sans les complications de leur mise en oeuvre.

– L’économie du cloud va grandement s’améliorer. Les développeurs vont pouvoir créer de petites applications qui pourront, si nécessaire, être élargies pour des usages à grande échelle en fonction des besoins. De nouveaux outils vont permettre de comparer plus facilement les coûts, quitte à avoir recours à plusieurs services cloud pour obtenir le meilleur prix.

– Les outils analytiques du cloud vont stimuler la business intelligence (BI) en proposant des services plus rapides et plus rentables.

– Les nouvelles fonctionnalités de Windows Azure et d’autres nuages vont aider les entreprises à profiter de l’analyse des données, ce qui pourrait potentiellement inciter les clients à devenir eux-mêmes des fournisseurs de BI par une valorisation de leurs données internes et la mise en place de nouveaux services susceptibles de générer des revenus.

– Les normes du cloud vont continuer à bouger en 2011. Cette tendance rend « le marché du cloud… trop immature pour une normalisation. » Cela ne doit pas empêcher les clients d’adopter des services cloud. Ils doivent s’orienter vers des fournisseurs qui ont du souffle et sont suffisamment répandus sur le marché pour ne pas prendre le risque de miser sur un perdant.

– La sécurité du cloud « aura fait ses preuves », mais les professionnels de l’IT doivent analyser attentivement la sécurité, la confidentialité, la conformité, le cadre juridique et contractuel de l’ensemble de leurs applications et ne qualifier que celles qui sont prêtes pour être proposées dans les services cloud. Les utilisateurs doivent aussi se diriger vers des produits « capables de sécuriser les données avant qu’elles ne soient rendues disponibles dans le cloud. »

Source : Le Monde Informatique.fr

Essor du cloud computing : une réalité dans les entreprises

On entend beaucoup parler du cloud computing et des bénéfices qu’il apporte : rationalisation des ressources informatiques, haute disponibilité de l’infrastructure, flexibilité de l’usage et optimisation des dépenses.

En effet, de plus en plus d’entreprises adoptent les services cloud, quel que soit le secteur d’activité et le pays.

Une récente étude réalisée par Accenture confirme l’intérêt grandissant des entreprises pour les différentes formes de cloud computing : IaaS (Infrastructure as a Service), PaaS (Platform as a Service) et SaaS (Software as as Service).

Actuellement, à l’échelle mondiale, 19% des entreprises utilisent le cloud pour leurs applications critiques, une proportion qui devrait atteindre les 25% d’ici 2 ans. Parmi les pays les plus dynamiques dans ce domaine figurent le Brésil, Singapour et les Etats-Unis.

En France, 33% des entreprises utilisent aujourd’hui le cloud pour leurs applications critiques et 35% pour des applications de moindre importance. Cela se traduit par un marché français des services de cloud computing (SaaS, PaaS et IaaS) qui devrait atteindre € 2,7 BN en 2012 contre € 1,9 BN 2010 et € 2,3 BN en 2011. Soit une croissance annuelle moyenne de +21%.

Fin 2012, le cloud pourrait ainsi représenter plus de 6% du marché français des logiciels et services IT.

Source : Blog de NEXIMA : des services et du conseil en markéting de l’innovation