Etude de l’art sur la virtualisation avec Hyper-v 2012 R2 …

Bonsoir mes chers virtual addicts …

 

 

Je profite d’un moment de libre pour vous écrire quelques post sur le sujet qui me fait passionner depuis maintenant 6 ans: j’ai nommé la virtualisation. Le temps ne nous rajeunit pas … Bref !

 

Au mois d’Octobre, j’ai réalisé une étude de l’art sur la virtualisation avec Hyper-v 2012 R2 au sein d’un Grand Compte. Plus précisément, ce client dispose au sein de son Système d’Information plusieurs clusters Hyper-v 2008 R2 avec une baie SAN de type FCoE (Fibre Channel over Ethernet). Les plateformes physiques étant devenues insuffisantes en termes de ressources (croissance annuelle de 10% en termes de VM), le client souhaite renouveler son environnement virtuel au travers d’une étude comparant les bienfaits et les méfaits des serveurs blade et du FCoE.

 

Pour ne rien vous cacher, quand le client m’a confié cette tâche, je me suis dis que cela allait être compliqué de lister les avantages du serveur blade étant donné le fait que jusqu’à maintenant, je n’avais travaillé que sur du serveur rack mis à part une fois … De part mon expérience sur le serveur blade, j’avais plutôt été conquis par la puissance et les nombreuses fonctionnalités proposées par les blades. Mais au final, le rack était de loin mon favoris pour les raisons suivantes:

  • Le serveur peut être acheté chez IBM
  • Les cartes réseaux chez Emulex
  • Les cartes HBA chez QLogic
  • Le stockage chez DELL

 

Vous voyez où je veux en venir ? Lorsque nous souhaitons déployer une infra de virtualisation Hyper-v avec des serveurs rack, nous ne sommes pas fermés par un vendeur de matériel unique: nous pouvons construire nos serveurs comme nous le souhaitons et non comme le veut le vendeur tiers. Cela est surtout valable avec la version 2012 R2 d’Hyper-v et ses nombreuses fonctionnalités comme le Réseau Convergé que nous pouvons architecturer et construire à notre guise. Par ailleurs, ne prêtez pas attention aux quand dira-t-on sur le fait que les performances des serveurs racks ne sont pas optimales par rapport aux serveurs blades. Foutaise ! Je n’ai jamais obtenu de meilleures performances qu’avec des racks, bien sûr si la configuration est réalisée avec minutie et réflexion.

 

Bref … Pour en revenir à mon étude, je tenais à vous faire part de mon analyse:

 

 

Quels sont les avantages du Blade ?

  • Déployer pour les grosses infrastructures de virtualisation
  • Bénéficier d’un gain de place dans les salles machines
  • Consolider les ressources (stockage, réseau, source d’alimentation …)
  • Disposer de fonctionnalités de Failover et d’équilibrage de charges
  • Réduire la consommation d’électricité, de climatisation, de refroidissement
  • Réduire les coûts grâce à l’interface unique centralisée d’administration
  • Réduire le câblage (réseau, stockage, clavier, souris, alimentation …)
  • Ajouter ou enlever des serveurs à chaud au sein du châssis
  • Disposer d’un socle commun concernant les serveurs Blades

 

Quels sont les inconvénients du Blade ?

  • Solution assez onéreuse au vu des serveurs rack
  • L’ajout de modules ou de composants supplémentaires est cher
  • Obligation de remplir le châssis de Blade afin d’optimiser la rentabilité
  • Coût d’administration élevé si les administrateurs ne sont pas formés
  • La solution Blade du constructeur est fermée
  • Solution non flexible

 

 

Pour continuer sur mon analyse, je vous fais part de quelques retours d’exp. sur le sujet et les problématiques rencontrées sur les châssis composés de Blades.

 

L’étude de l’art réalisée, je devais passer au déploiement d’un POC Hyper-v 2012 R2 associé à du SCVMM 2012 R2 sur ce fameux châssis composé de Blades avec le stockage SAN FCoE de la même marque que les serveurs. Résultat des courses: le POC n’est toujours pas monté du fait de nombreux problèmes rencontrés sur tous les matériels composant l’infrastructure de virtualisation. Même les firmware mis à jour n’ont rien donnés … Sur une autre expérience similaire, j’avais rencontré des problèmes de stockage liés au firmware sur une infrastructure Blade. Enfin, l’un de mes collègues MVP m’a rapporté qu’il avait rencontré également de gros soucis de drivers sur les cartes réseaux provoquant des écrans bleus sur tous les Blades du châssis. Résultat: il a fallu installer quelques 1.500 firmwares pour rétablir toute la plateforme de virtualisation.

 

Vous me direz que l’on peut également vivre des mésaventures avec les serveurs Rack ! Je vous dirai alors OUI vous avez raison, cela est possible mais pas tant et moins complexes.

 

 

CONCLUSION:

Quels sont les avantages et les inconvénients du Blade ? Plusieurs sons de cloche existent sur le sujet. Il y en a qui ne jureront que par les serveurs rack et d’autres qui ne feront l’éloge que de la solution blade. En réalité, tout dépend du besoin et des attentes du client. En revanche, il est important de stipuler que la solution du Blade est implémentée la plupart du temps au sein de grosses infrastructures de virtualisation (au minimum 400 VM). Enfin, et cela je le remarque chez mes clients, les entreprises françaises sont très traditionnalistes en ce qui concerne la mise en place de nouvelles solutions et de technologies au sein de leur S.I, ce qui signifie que les serveurs racks sont les ¾ du temps choisis.

Pour donner mon avis sur la question, je suis vraiment partisan des rack pour toutes les raisons invoquées ci-dessus. J’ajouterai également toute la notion de prix élevé pour pas grand chose de plus …

 

 

 

Pour vous présenter rapidement quel type de stockage est le plus implémenté au sein des entreprises, je vous ai fais un petit schéma:

 

Untitled

 

 

J’espère que cela vous a convaincu ou conforter dans vos choix … Maintenant, vous connaissez mon point de vue et mon avis sur la question.

 

Bonne soirée.

 

 

 

David LACHARI – Le savoir ne vaut que s’il est partagé …

becloud

Passionné par la virtualisation, David est MVP Virtual Machine depuis 2010. Il intervient quotidiennement auprès de grands comptes afin de définir et déployer des architectures virtuelles. David est le fondateur de la société VSTART, spécialisée dans le conseil et l’expertise des solutions de virtualisation Microsoft.
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Passionné par la virtualisation, David est MVP Virtual Machine depuis 2010. Il intervient quotidiennement auprès de grands comptes afin de définir et déployer des architectures virtuelles. David est le fondateur de la société VSTART, spécialisée dans le conseil et l’expertise des solutions de virtualisation Microsoft.

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